Google : le commissaire européen à la concurrence veut clore le dossier

Google : le commissaire européen à la concurrence veut clore le dossier


Google est accusé par la Commission européenne de mise en avant de ses services et partenaires ainsi que d'abus de position dominante du moteur de recherche. Le groupe a récemment transmis des propositions jugées acceptables par la Commission. Pourtant, 400 éditeurs européens se sont réunis dans le groupe Open Internet Project (OIP), soutenu par des ministres, dont Arnaud Montebourg, pour combattre Google. Même s'il reste ouvert aux propositions de l'OIP, Joaquín Almunia, commissaire européen à la concurrence, veut clore le dossier d'ici la fin de l'été.

La Commission européenne chargée de la concurrence a ouvert une enquête sur Google en 2010. Le groupe, dont le moteur de recherche détient environ 90 % de parts de marché en France, est accusé d'abuser de sa position dominante et de favoriser ses propres services ainsi que ses partenaires.

Dernièrement, Google a présenté de nouvelles propositions à la Commission européenne pour régler ce conflit. Joaquín Almunia, commissaire européen à la concurrence, les a jugées acceptables. Pourtant, il semble bien seul dans cette position. En effet, 400 éditeurs européens, dont Lagardère, Axel Springer et CCM Benchmark, se sont réunis au sein du groupe Open Internet Project (OIP) pour se battre contre Google. Au-delà de ces concurrents, des membres de la Commission européenne et de certains gouvernements, dont le ministre de l'Économie Arnaud Montebourg, sont insatisfaits des propositions de Google. Ce dernier et son homologue allemand, Sigmar Gabriel, ont écrit à Joaquín Almunia pour lui demander de prendre en compte les réclamations de l'OIP.
Toutefois, Joaquín Almunia leur a répondu en précisant qu' « en raison du caractère multidimensionnel des activités de Google », l'enquête en cours « ne peut pas régler toutes les pratiques commerciales » de Google. Selon lui, il est plus pertinent « de mener toute nouvelle enquête dans le cadre d'une nouvelle procédure plutôt que de risquer de retarder la solution des problèmes en cours par l'élargissement de la procédure les couvrant ».
Joaquín Almunia a, par ailleurs, affirmé que les « arguments des plaignants » seront pris en compte s'ils sont forts, mais il veut régler le dossier « dans les délais les plus courts possible au regard de (nos) procédures », soit d'ici la fin de l'été.

Élu depuis 2010, le mandat de Joaquín Almunia prendra fin prochainement. Son successeur héritera, peut-être, de ce dossier et probablement de nouvelles plaintes déposées par l'OIP.

Crédit photo: Google