Google reconnaît le redressement fiscal en France

Google reconnaît le redressement fiscal en France


Depuis 2012, le fisc français a Google dans le collimateur. Les chiffres d'affaires déclarés en France par le groupe ont été dévalorisés et détournés dans d'autres pays. Deux ans après, la situation évolue. Via un document transmis à la SEC, Google confirme avoir reçu les documents de l'autorité française qui pourraient lui demander 1 milliard d'euros.

En 2011, Google avait été perquisitionné dans ses locaux français. Suite à l'étude des documents récupérés, un redressement fiscal a été effectué en 2012. Cette année-là, Google a déclaré au Fisc un chiffre d'affaires de 193 millions d'euros et un bénéfice net de 8.3 millions d'euros, soit des impôts à payer de 6.6 millions d'euros. Toutefois, le chiffre d'affaires de Google en France aurait été en réalité d'environ 1.4 milliard d'euros. En ne déclarant pas tous ses revenus et en les détournant vers les Bermudes, via l'Irlande et les Pays-Bas, Google a réussi à réduire ses impôts en France. Ce qui n'est pas au goût des autorités fiscales françaises. Du côté de Google, on affirme que la législation française est respectée.
Toutefois, la situation évolue depuis le début de l'année. En février, le fisc aurait conclu le redressement fiscal de Google sur un montant de 1 milliard d'euros.
Dans un document déposé auprès du gendarme américain de la bourse (SEC), Google confirme avoir reçu la notification de redressement par le Fisc français. Le groupe déclare l'étudier et que : « une provision adéquate a été faite ». « Cependant, il est raisonnablement possible que la résolution avec les autorités fiscales françaises puisse entraîner un ajustement de (notre) situation fiscale ».

Google reconnaît, donc, ce redressement fiscal et semble l'accepter. Il risque de payer entre 500 millions et 1 milliard d'euros.

Crédit photo: Google