Google : une amende de 1 million d'euros en Italie

Google : une amende de 1 million d'euros en Italie


Les moyens utilisés par Google pour les prises d'images de Street View posent problème dans certains pays. Dernier en date à sanctionner Google, l'Italie. L'agence italienne de protection des données personnelles vient, en effet, de lui imposer une amende de 1 million d'euros. Cette fois-ci, ce n'est pas lié aux données interceptées par les véhicules, mais leur visibilité jugée insuffisante pour permettre aux passants de ne pas être photographiés s'ils le souhaitent.

Les services de cartographie de Google sont très appréciés. Google Maps, Earth et Street View permettent de découvrir ou redécouvrir un nombre très important de lieux à travers le monde. Plus particulièrement, Google Street View permet d'explorer à 360° les rues des agglomérations. Pour élaborer ses cartes virtuelles, Google fait appel à des voitures qui circulent partout pour enregistrer les données.

Toutefois, ce système ne fait pas l'unanimité. Ces Google Cars interceptent, aussi, les données captées sur les réseaux WiFi non sécurisés. En 2010 -soit en trois ans d'activités- Google aurait stocké 600 Go de données personnelles.
Cette pratique est loin de satisfaire le grand public et les autorités de protection des informations personnelles. Depuis cette révélation, Google a reçu différentes amendes : 7 millions de dollars aux États-Unis, 145 000 euros en Allemagne, 200 000 euros en Belgique ou encore 100 000 euros en France.
Aujourd'hui, Google Street View vient d'être sanctionné en Italie. En effet, l'agence italienne de protection des données personnelles vient de sanctionner Google pour un montant de 1 million d'euros. Toutefois, les raisons diffèrent des précédentes condamnations.
Il est reproché à Google d'avoir, en 2010, photographié les passants avec des véhicules insuffisamment reconnaissables. Cela n'aurait pas permis aux personnes présentes de refuser d'être photographiées si elles le souhaitaient. Selon cette autorité, équivalente à la CNIL, le mât au-dessus des Google Cars n'était pas suffisamment remarquable.
L'agence déclare que : « des voitures appartenant au géant de Mountain View ont sillonné les rues d'Italie sans être totalement reconnaissables, ce qui n'a pas permis aux gens présents sur les lieux d'accepter ou non d'être photographiés ».

Du côté de Google, ils affirment que : « (nous) avons respecté tout ce qui (nous) a été demandé à l'époque ».

Crédit photo: Google