Numericable : le fisc lui réclame 36.3 millions d'euros

Numericable : le fisc lui réclame 36.3 millions d'euros

Ceux qui s'opposent à l'offre de rachat de Numericable seront ravis de cette information ! Le fisc français a ouvert plusieurs enquêtes depuis 2005. En décembre dernier, une nouvelle procédure se concluait sur un redressement de 11.4 millions, portant le total à 36.3 millions d'euros.

Le groupe Vivendi a préféré l'offre de rachat de Numericable. Les deux sociétés ont trois semaines pour conclure le rachat de l'opérateur SFR. Pourtant, certains continuent de défendre l'offre de Bouygues. Comme si de rien n'était, Jean-Pierre Jouyet, président de la Caisse des Dépôts, se déclare, même, prêt à « accompagner en capital un rapprochement entre Vivendi, SFR et Bouygues ». Parmi les défenseurs de Bouygues, les membres du gouvernement, dont les ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, qui vont suivre de près l'avancée du dossier et ne laisseront rien passer.

Parmi les éléments importants pour le gouvernement, on peut citer la situation fiscale d'Altice, la maison-mère de Numericable et celle de son président, Patrick Drahi.
Alors que le ministère de l'Économie et des Finances a lancé ce 18 mars une enquête sur les finances personnelles de Patrick Drahi, le fisc va aider les contradicteurs.
En effet, le journal L'Express vient de révéler que plusieurs procédures ont été lancées depuis 2005. Le fisc reproche à Numericable de ne pas avoir appliqué le bon taux de TVA, entre 2006 et 2010, aux offres triple play qui incluent différents taux de taxes.
Le 19 décembre dernier, le fisc adressait un nouveau redressement à Numericable. En cause, les activités de Completel, filiale d'Altice. Entre 2009 et 2011, l'entreprise a versé aux actionnaires des commissions contre des prestations de conseil en gestion. Parmi les commissions pointées du doigt, Completel a reversé 2 % de son chiffre d'affaires à Altice, représentant 10.3 millions d'euros en 2010.
Concernant cette dernière pratique, le fisc réclame 11.4 millions d'euros à Altice. Au total, le redressement fiscal atteint 36.3 millions d'euros.
Numericable a seulement réagi en précisant que cela prouve qu'il paye ses impôts en France.

Ce redressement fiscal apporte de l'eau au moulin d'Arnaud Montebourg qui avait déclaré à propos de Numericable : « (nous) avons des questions fiscales à lui poser ».

Crédit photo: Numericable