SFR : premières réactions suite à l'acceptation de l'offre de Numericable

SFR : premières réactions suite à l'acceptation de l'offre de Numericable

Le groupe Vivendi vient de se décider. Si tout se passe bien, l'opérateur SFR sera racheté par Numericable. Depuis cette annonce, les premières réactions sont plutôt mitigées. Le ministre Arnaud Montebourg déclare, même, que « le débat continue ».

Lorsque les propositions de rachat de Numericable et Bouygues ont été présentées, celle du premier semblait avoir l'avantage. Avec une offre d'un montant supérieur et arrivant dans ce secteur, les perspectives, notamment pour le maintien des emplois, semblaient meilleures.
Pourtant, Bouygues a défendu son dossier et a été soutenu par certains membres du gouvernement, dont le ministre Arnaud Montebourg.
Toutefois, le groupe Vivendi a finalement choisi l'offre de Numericable l'estimant comme « la plus pertinente », et, peut-être, celle qui avait le plus de chance d'être acceptée par l'autorité de la concurrence française puis européenne.

Quelques heures avant l'annonce, le PDG de Free, Xavier Niel, ne cachait pas son opinion à propos de Numericable.
Il manifestait de l'inquiétude quant à l'importance de l'endettement de Numericable qui pèsera sur SFR : « Si Numericable l'emporte, cela va créer un acteur extrêmement endetté, et qui ne croît pas. Il lui faudra générer un maximum de cash pour servir sa dette, ce qui va enlever toute agressivité commerciale à SFR, comprimer les investissements et (nous) apporter de nouveaux abonnés ». De plus, Xavier Niel pense que le plan Très Haut Débit du gouvernement sera moins suivi : « ils ne vont plus investir dans le FTTH (la fibre jusqu'au logement), en tout cas pas autant que SFR seul, puisqu'ils vont passer par le câble pour limiter les dépenses sur au moins 8 millions de prises ».
Depuis le rachat, certains membres du gouvernement se sont déclarés « vigilants » par rapport à l'offre de Numericable. Le ministre Arnaud Montebourg va plus loin en pensant que « le débat continue ». « Il y a un certain nombre de recours qui vont s'exercer de la part du concurrent de SFR, certainement. Il y a des questions qui vont être posées aux autorités de la concurrence européennes et françaises ».
Par ailleurs, « patriotisme fiscal », zéro « plan social », « reprise des investissements » sur la fibre en France, les exigences du gouvernement ont été rappelées.
Enfin, les syndicats des salariés de SFR restent inquiets, alors que les actionnaires peuvent se satisfaire de la montée de l'action en bourse.

Après avoir finalisé le rachat avec Vivendi, Numericable devra encore convaincre les autorités françaises et européennes.

Crédit photo: SFR
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