SFR : le point sur les offres de rachat de Bouygues Telecom et Numericable

SFR : le point sur les offres de rachat de Bouygues Telecom et Numericable
Les candidats avaient jusqu'au 5 mars 20 heures pour transmettre leur proposition de rachat. Finalement, le groupe Vivendi n'a reçu que deux offres. SFR intéresse Numericable et Bouygues Telecom. Le point sur les deux propositions.

Depuis quelques semaines, Numericable s'est rapproché du groupe Vivendi pour racheter sa filiale SFR. Si le câblo-opérateur aurait préféré négocier discrètement cette acquisition, Vivendi a décidé de s'ouvrir aux propositions d'autres candidats. Et ce, avec une date butoir, le 5 mars 20 heures.
Hormis Numericable, Bouygues Telecom, Free Mobile et le fonds d'investissement suisse, CVC Capital Partners étaient, a priori, intéressés.
Pourtant, seuls Bouygues Telecom et Numericable ont déposé une offre de rachat.
Le câblo-opérateur aurait proposé 11 milliards d'euros et 32 % des parts. Aussi, Numericable s'engage à avoir des prestataires français et conserver l'ensemble des 8 500 salariés de SFR. Il vise également une augmentation de capital de 15 milliards d'euros.
Du côté de Bouygues Telecom, son offre est de 10.5 milliards d'euros avec 46 % du futur capital. Concernant la valorisation de SFR, l'opérateur l'estime à 14.5 milliards d'euros, soit un peu moins que Numericable. Bouygues Telecom n'envisage «aucun départ contraint» des salariés et veut redynamiser l'emploi. Le groupe souhaite également introduire rapidement SFR en bourse.
Les deux propositions seront maintenant étudiées par le gouvernement. Ce 5 mars, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a précisé que la capacité à investir, la qualité du service et le maintien des emplois seraient étudiés. Si Numericable et Bouygues Telecom ont rencontré des membres du gouvernement pour tenter de les convaincre, la porte-parole a précisé qu'« il n'y a pas de candidat privilégié ».

Il reste à voir si le gouvernement, l'Arcep et la Commission européenne accepteront qu'il n'y ait plus que trois opérateurs mobiles si l'offre de Bouygues Telecom est choisie. Surtout que si la qualité du service et les investissements sont des objectifs atteignables, il semble difficile de maintenir tous les emplois, incluant inévitablement des doublons.

Crédit photo: SFR