Cybersécurité : les objectifs du gouvernement

Cybersécurité : les objectifs du gouvernement


Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a inauguré, ce 20 février, le nouveau siège de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI). À cette occasion, il a annoncé les objectifs du gouvernement en matière de cybersécurité.

Les révélations liées à la NSA ont interpellé le grand public et les plus hauts dirigeants. Même si ce type de surveillance n'est ni un scoop ni une exception américaine, c'est son ampleur et les moyens utilisés qui surprennent et inquiètent. Certains dirigeants, tels que la présidente du Brésil, Dilma Roussef, veulent encadrer les transferts de données de leurs populations.

Le gouvernement français réagit également.
Ce 20 février, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a inauguré le nouveau siège de l'agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI). Cet organisme assure « la sécurité des systèmes d'information de l'État et contribue à celle des opérateurs nationaux d'importance vitale ».
Lors de ce déplacement, le Premier ministre a rappelé que le risque d'attaque des systèmes d'information est classé juste derrière celui des conflits armés et du terrorisme.
Le chef du gouvernement veut améliorer les capacités de défense.
Avec une enveloppe allouée d'environ 1 milliard d'euros, de nouveaux dispositifs de cyberdéfense et cybersécurité vont être mis en place.
Les réseaux du gouvernement seront systématiquement chiffrés. Aussi, le Premier ministre veut « garantir l'inviolabilité des correspondances » de tous. Ainsi, il annonce le « chiffrement des offres nationales de messagerie électronique par les fournisseurs et le traitement des messages par des infrastructures situées sur le territoire national ». Ces changements ne seront, toutefois, pas imposés aux fournisseurs qui devront être volontaires.
Par ailleurs, le gouvernement va renforcer son soutien à la recherche, au développement et à l'économie de la cybersécurité en France. Pour ce faire, les formations spécialisées seront encouragées et mieux reconnues, mais aussi des aides gouvernementales seront accordées au secteur.
Enfin, Jean-Marc Ayrault rappelle que le gouvernement français souhaite que les données des entreprises et des Européens soient stockées et traitées en Europe pour une meilleure protection.
Pas sûr que les fournisseurs étrangers souhaitent traiter les données en France !

Crédit photo: ANSSI