Google Android : pas si libre et open source qu'il n'y paraît

Google Android : pas si libre et open source qu'il n'y paraît
Les fabricants peuvent-ils librement installer des applications et services de Google dans leurs smartphones ? Benjamin Edelman, professeur à l'université de Harvard, s'est procuré un document détaillant les accords entre Google et les OEM.

Les entreprises Google et Oracle ont été au coeur d'un important procès en 2012. La société Oracle, qui développe de nombreux logiciels, accusait Google d'avoir violé différents brevets. Dans le cadre de ce procès, un document, décrivant les détails des accords entre Google et les OEM, faisait partie des pièces à charge.

Benjamin Edelman, professeur à l'université de Harvard, s'est procuré ce document et vient de le publier.
Il s'avère que le système d'exploitation mobile Android n'est pas si libre qu'il n'y paraît.
Le document concerne un partenariat conclu avec HTC pour les années 2011 et 2012.
Hormis pour quelques applications optionnelles, telles que Google Earth ou Google Buzz, les fabricants doivent installer l'ensemble des applications de Google pour profiter de certaines. Le groupe n'offre pas le choix.
Aussi, Google impose l'utilisation de ses services de téléphonie et de géolocalisation.
Par ailleurs, les fabricants ne peuvent pas s'engager dans le développement d'OS alternatifs, ou les soutenir.
Autre obligation mise en évidence dans ce document, l'envoi de rapports mensuels à Google. Les fabricants doivent, ainsi, indiquer à Google les détails des ventes d'appareils. Une source d'informations importante pour le groupe.

Même si les contrats entre Google et les fabricants ont, peut-être, été revus depuis 2011, l'image libre et open source d'Android ne semble pas si évidente. Les OEM, qui veulent profiter de l'OS leader, doivent se résoudre à respecter de nombreuses obligations.

Crédit photo: Google