Google serait proche d'un accord avec l'Europe

Google serait proche d'un accord avec l'Europe


Après trois ans de conflits, Google et la Commission européenne seraient sur le point de trouver un accord. Selon l'agence Reuters, les dernières propositions transmises par le groupe américain pourraient être acceptées. Google éviterait, ainsi, une très lourde sanction financière. Pas sûr que cela plaise aux concurrents plaignants, car il semble qu'ils ne seront pas consultés dans cette décision.

Google est intégré dans plusieurs conflits en Europe ! Parmi eux, les conditions d'utilisation, mises en place en 2012, déplaisent aux CNIL européennes. Après l'Espagne, la France a récemment condamné Google qui se refusait à les modifier. La sanction de 150 000 euros a contrarié le groupe, qui a fait appel, mais pas seulement. En effet, une vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding, a estimé que cette amende était trop légère pour Google et ne représentait que de l' « argent de poche ».

Toutefois, la Commission européenne ne semble pas plus décidée à tenir tête au groupe.
Elle est en conflit avec Google depuis trois ans. 125 acteurs du web accusent le moteur de recherche d'abus de position dominante. Selon eux, Google offre une priorité à ses résultats ainsi qu'à ceux des partenaires, et positionne moins favorablement les autres résultats, même si ces derniers sont plus pertinents pour les utilisateurs. Depuis, Google a adressé deux listes de propositions pour éviter les sanctions financières. Les concurrents et la Commission les ont toujours jugées insuffisantes. Dernièrement, Joaquin Almunia, vice-président de la Commission européenne, déclarait que Google n'avait que quelques semaines pour faire de nouvelles propositions qui seraient la « dernière opportunité » avant des sanctions pouvant atteindre 10 % du chiffre d'affaires mondial annuel.
Selon l'agence Reuters, cet ultimatum a pu faire réagir Google. Le groupe a fait parvenir mi-janvier de nouvelles offres, qui intègreraient, notamment, la possibilité donnée aux concurrents d'afficher leurs logos et liens internet. Selon les sources, ces propositions seraient jugées plus acceptables et pourraient être acceptées. La Commission européenne n'envisage pas de consulter les concurrents plaignants, connaissant leurs volontés.

Google pourrait, finalement, éviter une lourde sanction.

Crédit photo: Google