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Google : l'Union européenne déçue des sanctions des CNIL

CelineLhorte - mardi 21 janvier 2014 - 19:16
Google : l'Union européenne déçue des sanctions des CNIL


Interrogée, Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, s'est dite déçue des sanctions émises envers Google par les CNIL espagnole et française. Selon elle, cela ne représente que de l'« argent de poche » pour Google. Elle travaille pour permettre de sanctionner les entreprises jusqu'à 2 % du chiffre d'annuel. De quoi calmer Google !

Depuis la modification de ses conditions d'utilisation en 2012, Google subit les critiques de l'Europe et des CNIL nationales. En cause, un manque de transparence, des données personnelles stockées, sans consentement et pour une durée indéterminée. Après des demandes de changement que Google a refusé d'honorer, les CNIL d'Espagne et de France ont sanctionné Google. Et ce, à un niveau financier via des amendes de 900 000 euros pour la première et de 150 000 euros en France.

Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, a réagi à ces sanctions. Selon elle, ces amendes ne représentent que de l' « argent de poche » pour le groupe, qui a réalisé plus d'un milliard de revenus rien qu'en France. Par ailleurs, elle regrette que ces commissions nationales n'aient pas réussi à imposer le changement des conditions d'utilisation.
Tout le monde sera d'accord avec ces remarques. Toutefois, la CNIL française ne pouvait pas aller plus loin, cadrée par une législation précise.
Par ailleurs, il faut bien remarquer que la Commission européenne, de son côté, n'a, pour le moment, pas sanctionné Google. Le G29, qui réunit les CNIL européennes, a, pourtant, signalé depuis longtemps la situation de Google. Depuis, les seules actions restent nationales. Au niveau européen, on continue de demander des modifications, toujours jugées insatisfaisantes.
Viviane Reding travaille pour modifier la législation et permettre à la justice européenne de sanctionner plus lourdement Google ainsi que les autres entreprises qui ne respectent pas la confidentialité des données. Les juges pourraient, ainsi, ordonner des sanctions financières jusqu'à 2 % du chiffre d'affaires annuel. Cela représenterait 1 milliard de dollars pour Google. De quoi effrayer le groupe.

Il ne reste qu'à faire voter et appliquer la modification de la législation !

Crédit photo: Google
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