Facebook accusé par des abonnés de ne pas respecter la vie privée

Facebook accusé par des abonnés de ne pas respecter la vie privée


Le respect de la vie privée sur internet est souvent au coeur de l'actualité. Les entreprises du secteur sont, parfois, accusées de ne pas respecter le droit à la confidentialité. Une nouvelle action judiciaire provient de deux internautes américains. Ils accusent Facebook d'analyser le contenu des messages privés et invitent les abonnés Facebook à les rejoindre. Le réseau social déclare que ces accusations sont fausses et veut se battre.

Régulièrement, des plaintes issues d'internautes et d'autorités de surveillance de différents pays pointent du doigt les pratiques des acteurs d'internet : conditions d'utilisation contraignantes, politique de confidentialité et de protection des données en défaveur des utilisateurs, etc. Souvent concernés, les réseaux sociaux qui cherchent à monétiser leurs activités.

Deux internautes américains viennent de saisir la justice californienne contre Facebook. En s'appuyant sur divers rapports, ils accusent le réseau social d'intercepter les messages privés qui contiennent des liens vers des sites internet. Sans détenir le consentement des utilisateurs, la plainte indique que « Facebook a scanné les messages des plaignants et analysé les liens envoyés, notamment pour de l'analyse de données et le profilage des utilisateurs ». L'objectif serait de détenir de nouvelles informations et de les vendre à des entreprises qui cherchent à mieux cibler les consommateurs. Cette pratique serait contraire aux paramètres de confidentialité de Facebook qui indiquent que seuls l'expéditeur et le destinataire connaissent le contenu du message privé.
Les internautes plaignants, Matthew Campbell et Michael Hurley, ont engagé une action collective et invitent les abonnés de Facebook à les rejoindre.
Ils réclament au réseau social une indemnité journalière de 100 dollars, à verser à chaque utilisateur concerné jusqu'à ce que la pratique soit abandonnée.
De son côté, Facebook conteste ces accusations et déclare vouloir se défendre de façon « vigoureuse ».

Si ces accusations sont prouvées, Facebook pourrait, une nouvelle fois, se retrouver face à une action collective de grande ampleur.

Crédit photo: Facebook