Jeu vidéo : la révision du crédit d'impôt va aider davantage les éditeurs français

Jeu vidéo : la révision du crédit d'impôt va aider davantage les éditeurs français


Demandé par les professionnels du jeu vidéo depuis plusieurs mois, le Crédit d'Impôt du Jeu Vidéo (CIJV) sera prochainement modifié. L'Assemblée nationale vient, en effet, d'adopter deux changements : le crédit sera accordé pour un budget de développement d'au moins 100 000 euros, et non plus 150 000, et pourra être accordé aux jeux catégorisés « PEGI 18 ».

En 2008 est entré en vigueur le Crédit d'Impôt Jeu Vidéo (CIJV) français. Avec ce dispositif, le gouvernement français voulait aider la création française, éviter la délocalisation et le départ des talents. Mis en place pour une durée de 4 ans et renouvelé en 2012, il permet aux sociétés du secteur de déduire 20 % des frais de leurs impôts, jusqu'à un maximum de 3 millions d'euros. Les conditions pour en bénéficier sont un coût de développement d'au moins 150 000 euros, que le jeu ne soit ni pornographique ni violent et qu'il ait une étendue culturelle européenne.

Depuis plusieurs mois, les professionnels du secteur demandent que ces conditions soient modifiées. Leurs arguments sont que les jeux classés « PEGI 18 », exclus du CIJV, sont très appréciés et attendus. Aussi, développant de plus en plus de jeux pour internet et les supports mobiles, le coût de développement minimal est trop haut. Pour leur défense, en 2012, seuls 7 jeux ont reçu le CIJV.

Ce 4 décembre dernier, l'Assemblée nationale a adopté un amendement qui proposait de changer ces critères.
En effet, le seuil du coût de développement va être réduit à 100 000 euros. Aussi, les jeux catégorisés « PEGI 18 » pourront bénéficier du crédit d'impôt, sauf les jeux qui seront jugés « de très grande violence ».

Cet amendement doit, maintenant, être adopté par le Sénat pour être appliqué.

Crédit photo: Assemblée nationale