Free Mobile veut s'inviter dans le rapprochement de SFR et Bouygues Telecom

Free Mobile veut s'inviter dans le rapprochement de SFR et Bouygues Telecom


Depuis le mois de juillet, les opérateurs Bouygues Telecom et SFR travaillent sur la mise en place d'une mutualisation de leurs réseaux 4G. Free Mobile vient de réagir en écrivant à chacun de ces concurrents. Le quatrième opérateur veut être intégré à ce rapprochement.

Le déploiement 4G nécessite des investissements humains, techniques et financiers lourds. Actuellement, Bouygues Telecom est en tête de cette course avec un total de 4 655 antennes 4G activées, devant Orange qui en totalise 3439. Derrière, SFR totalise 718 antennes 4G actives et Free Mobile seulement 14.
Pour chacun des opérateurs, ce déploiement est couteux. SFR et Bouygues Telecom ont, donc, décidé de mutualiser le déploiement de leurs réseaux. Annoncées depuis le mois de juillet, les négociations sont toujours en cours.
Toutefois, Free Mobile, qui représente aujourd'hui 11 % de parts de marché, a décidé de s'immiscer dans ces négociations.
En effet, Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, a écrit, le 19 novembre dernier, aux PDG de SFR et Bouygues Telecom. Il y indique que : « le groupe Iliad n'est pas par principe opposé à une évolution du marché vers une mutualisation renforcée des moyens et des réseaux entre opérateurs mobiles, dès lors que cette évolution préserve les grands équilibres concurrentiels ». Et il demande clairement que des propositions lui soient faites avant la fin d'élaboration des accords entre les deux opérateurs.
Dans cette lettre, transmise également à l'ARCEP et à l'Autorité de Concurrence, Maxime Lombardini laisse entendre qu'un accord exclusif entre SFR et Bouygues « pourrait être juridiquement critiquable ». Free Mobile pourrait donc aller en justice, mais Maxime Lombardini déclare toutefois que : « (nous) ne souhaitons pas gêner l'accord Bouygues Telecom-SFR, (nous) voulons simplement qu'ils (nous) proposent une offre d'accueil sur une partie de la zone. Techniquement, cela ne pose pas de problème et économiquement cela a beaucoup de sens pour toutes les parties ».
Bouygues Telecom n'a pas réagi alors que SFR ne s'oppose pas à cette demande, mais la trouve prématurée, les négociations ayant pris du retard.

Avec cette mutualisation, Free Mobile pourrait rattraper le grand retard de son déploiement et cela lui éviterait de se retrouver isolé. Toutefois, il devra activer, au moins, ses 1 336 antennes 4G détenues pour offrir un réseau suffisant à partager.

Crédit photo: Free Mobile