Google : ses concurrents déçus des propositions faites à la Commission européenne

Google : ses concurrents déçus des propositions faites à la Commission européenne


Depuis 3 ans, Google essaie de répondre aux accusations de pratiques anticoncurrentielles en Europe. Pour éviter une amende financière ou l'interdiction de certains services, le groupe a, récemment, transmis à la Commission européenne une série de mesures. Les concurrents et plaignants, interrogés par la Commission, se montrent défavorables et pourraient bloquer Google.

Il y a plusieurs années, des enquêtes ont été ouvertes sur les pratiques de Google en Europe et aux États-Unis. Le groupe a été accusé de privilégier ses offres et celles de ses partenaires au sein des résultats de recherche. Aussi, Google aurait utilisé des contenus sans détenir les autorisations. Accusés de pratiques anticoncurrentielles, Google a réussi à satisfaire, en début d'année, les autorités américaines. Toutefois, les mesures proposées n'ont pas satisfait ses concurrents ni la Commission européenne.

Cette dernière a demandé à Google de revoir sa copie afin que cette instance européenne ainsi que les concurrents plaignants la trouvent acceptable. En septembre, Google a fait parvenir de nouveaux changements.
Avant que la Commission européenne ne rende sa décision, les entreprises concurrentes ont été sollicitées pour donner leur avis.

Le site The Register vient de publier que celles-ci sont déçues des propositions de Google. Le groupe d'éditeurs de presse interrogé à ce sujet estime qu'elles pourraient avoir un impact catastrophique sur l'économie numérique de l'Europe. Selon Helmut Heinen, adhérent de la fédération des éditeurs de journaux allemands, « Google persiste à privilégier ses propres services et afficher les autres services à des rangs inférieurs, même si, en fait, ils sont plus pertinents pour les consommateurs». Aussi, il affirme que Google ne « montre, également, aucune volonté de proposer des solutions acceptables concernant l'utilisation non autorisée de contenus des éditeurs; ce qui est crucial pour les industries européennes de contenus créatifs. »
Helmut Heinen va jusqu'à déclarer que les « propositions de Google ne contiennent aucune amélioration significative » et que la Commission « n'a d'autre choix que de les rejeter ».
Les entreprises plaignantes ont jusqu'à la fin du mois pour répondre aux 15 questions transmises par la Commission.

Si Google estime que les concurrents ne cherchent pas à régler les conflits, le groupe risque, de plus en plus, une amende très lourde ou l'interdiction de certains services en Europe.

Crédit photo: Google