PRISM / NSA : La France massivement écoutée

PRISM / NSA : La France massivement écoutée


Les documents transmis par Edward Snowden toujours analysés. Après des révélations qui mettent en lumière l'ampleur des outils de surveillance de la NSA, Le Monde s'intéresse aux écoutes des Français. Le journal vient de déclarer que le territoire est massivement écouté. Un document secret fait état de plus de 70 millions d'enregistrements téléphoniques en un mois. Les ministres Manuel Valls et Laurent Fabius demandent des explications au gouvernement américain.

Surveiller des personnes pour prévenir des actes terroristes, criminels ou dangereux n'est pas nouveau et ne concerne pas que les États-Unis. Pourtant, Edward Snowden a transmis des documents secrets qui font état d'une surveillance massive, appuyée par différents outils.
Dès le début des révélations, le gouvernement américain a tenu à rassurer ses concitoyens dont la surveillance est très cadrée.
L'inquiétude et les réactions concernent principalement le reste du monde. En Europe, les documents transmis ont fait état de la surveillance d'ambassades, représentants de l'ONU, entreprises et grand public. Le gouvernement français a déclaré fin août enquêter sur ce programme de la NSA.

Les révélations du journal Le Monde pourraient relancer le débat.
En effet, le journal s'est procuré des documents secrets et vient de dévoiler des informations spécifiques à la France.
Selon un graphique de la NSA, l'écoute des Français est massive. Entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013, 70.3 millions de données téléphoniques ont été enregistrées, avec une moyenne de 3 millions par jour. Les historiques de connexion et les conversations de certains numéros de téléphone sont enregistrés. Aussi, selon les mots-clés, les SMS sont interceptés et enregistrés.
Toutefois, la NSA ne peut pas se réfugier derrière la prévention du terrorisme. Selon Le Monde, la surveillance, via l'outil Upstream, a, au mois de janvier, porté sur toutes les données liées à wanadoo.fr et alcatel-lucent.com. Dans cette optique, le grand public, les entreprises et le gouvernement sont visés.

Les ministres Manuel Valls et Laurent Fabius ont rapidement réagi en demandant des explications au gouvernement américain.

Le gouvernement américain déclarait que la surveillance était motivée par une «menace terroriste, informatique ou de prolifération nucléaire ». Il pourrait avoir à justifier ces écoutes massives, menées dans un pays allié.

Crédit photo: NSA