Bouygues Telecom contraint par la justice de retirer sa publicité

Bouygues Telecom contraint par la justice de retirer sa publicité


Après Free, c'est au tour de Bouygues Telecom d'être pointé du doigt pour ses communications. En effet, ce samedi, le tribunal de commerce de Paris a demandé à l'opérateur de retirer certaines affiches publicitaires concernant la 4G. Basées sur des informations jugées « trompeuses », Bouygues Telecom a 24 heures pour agir sous peine d'une astreinte journalière de 20 000 euros. L'opérateur a déclaré qu'il allait les retirer.

Les autorités veillent sur les différentes communications des opérateurs. Cette semaine, Free a, notamment, été repris par l'Arcep. L'autorité de régulation a, en effet, estimé que son annonce liée à la fibre à 1 Gb/s n'était pas suffisamment claire et était partielle. Selon l'Arcep, « le service offert aux utilisateurs est tributaire non seulement du dimensionnement du réseau d'accès sur lequel Free communique aujourd'hui, mais dépend aussi du dimensionnement de l'ensemble de son infrastructure (collecte, interconnexion...) ».

Autre acteur à être rappelé à l'ordre, Bouygues Telecom. Dans le cadre de sa campagne de lancement de la 4G, l'opérateur a créé des affiches publicitaires basées sur la comparaison de son réseau avec ceux des concurrents. La publicité comparative était un pari risqué.
Orange n'a pas tardé à réagir. Fondée sur les couvertures présumées disponibles fin 2013, Orange estime que la comparaison est « faussée » et n'apprécie pas d'être situé « au même niveau » que SFR. Selon lui, il n'est possible de comparer que sur le nombre de villes couvertes.
Orange a saisi le tribunal de commerce de Paris qui a statué ce samedi.
Bouygues Telecom a 24 heures pour retirer les affiches incriminées sous peine d'astreinte journalière de 20 000 euros.

L'opérateur a dit qu'il allait ôter les affiches concernées, « mais pas celles sur le nombre de villes couvertes ».
SFR a déclaré à L'Expansion avoir demandé à Bouygues Telecom de modifier ses affiches pour éviter « l'amalgame entre villes et agglomérations ».
Nous verrons si Bouygues Telecom a respecté cette demande.

Crédit photo: Bouygues Telecom