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Une solution de cloud transparente et made in France

Sophie Garrigues - mercredi 25 septembre 2013 - 17:12
Une solution de cloud transparente et made in France
Le cloud computing, une solution de plus en plus plébiscitée par les entreprises pour partager et stocker leurs fichiers, tout en allégeant l'espace disque.
Si certaines préfèrent les grosses machines comme DropBox ou Google Drive, d'autres optent pour le « made in France » en choisissant les produits de start up.

Mathilde Le Rouzic utilise le cloud pour synchroniser des documents de contenus internes à son entreprise. Depuis cette année, elle a choisi la solution NumSync conçue par Numvision. Retour d'expérience.


CCM - Tout d'abord, pouvez-vous vous présenter ainsi que votre entreprise ?

Mathilde Le Rouzic - Je suis la présidente-fondatrice de Quaelead, une entreprise qui travaille sur le secteur du e-commerce. Nous concevons des moteurs de shopping verticaux : nous proposons des comparateurs spécialisés. Nous en avons un sur les cadeaux, un autre sur les bijoux, un sur les bébés, et le plus récent sur tout ce qui est maison, déco et design. L'équipe est composée de 9 personnes.

CCM -Depuis combien de temps utilisez-vous la solution de cloud de Numvision ?

MLR - Je suis une ancienne utilisatrice de DropBox, donc cela a été très dur de me convaincre de changer ! Nous avons basculé sur NumSync assez récemment, vers avril/mai. Nous l'utilisons pour le stockage et partage des documents de contenus internes au sein de l'équipe. Ce sont surtout des contenus rédactionnels, qui concernent le marketing, et qui consomment beaucoup d'espace disque.

CCM - A quels besoins répond-elle ?

MLR - Le gros avantage, c'est le fait de pouvoir accorder des permissions. Personnellement, j'ai un compte administrateur avec lequel je définis qui peut avoir accès à quel dossier, et je peux voir l'espace de stockage utilisé par chacun. J'ai beaucoup de visibilité, par rapport à DropBox où chacun utilise le dossier dans son coin. Là, on travaille tous avec un certain nombre de documents que l'on a besoin de partager, et cela fonctionne mieux dans les sens ascendant et descendant.
Cela répond bien à un usage en entreprise, tandis que DropBox correspond davantage à des freelances selon moi.

CCM - Racontez-nous sa première mise en service.

MLR -On m'a créé mon compte administrateur, et j'ai invité les utilisateurs. Puis nous avons installé le logiciel, et défini les dossiers à synchroniser. La prise en main est simple, et c'est d'autant plus agréable que nous n'avons pas eu à prévoir une formation. Certes, notre entreprise est habituée aux outils numériques, mais je pense que même un utilisateur lambda peut se servir facilement du logiciel.

Le fait que la solution soit en français est important, surtout dans une entreprise qui grossit un peu. Cela laisse moins de place à des interprétations aléatoires qu'un outil dans une langue étrangère.

CCM - Et au quotidien, comment cet outil de cloud fonctionne-t-il ?

MLR - C'est complètement transparent. A chaque fois qu'on ouvre notre ordinateur, le logiciel se connecte et fait les synchronisations automatiquement. Chaque utilisateur a ses dossiers et ses fichiers « normaux » sur son poste. La seule différence est qu'ils sont synchronisés avec le logiciel tous les jours : les fichiers à supprimer sont supprimés, ceux qui ont été ajoutés sont ajoutés et sont présents sur tous les postes. Les fichiers peuvent être ouverts par plusieurs personnes en même temps. Et cela marche avec tous les formats de documents.

Le fait que les fichiers soient présents physiquement sur les postes des utilisateurs occasionne moins de pertes et permet de travailler même sans connexion Internet. Contrairement à Google Drive avec lequel nous avons déjà travaillé, qui ne donne pas accès aux données quand on est dans le train par exemple. Les documents sont synchronisés dès qu'une connexion Internet est à nouveau accessible, et dès qu'une modification est effectuée. C'est léger et transparent pour les utilisateurs, cela ne change rien à une utilisation classique des outils bureautiques.

CCM - Les utilisateurs de cloud computing craignent souvent pour la sécurité de leurs données. En quoi l'outil que vous utilisez répond à cette problématique ?

MLR - Je sais que beaucoup de failles ont été pointées du doigt sur d'autres outils, notamment DropBox parce qu'il est très exposé. Tant qu'on n'a pas essayé de trouver une faille, on ne peut pas vraiment savoir s'il y en a ou pas. Nous n'en avons pas parlé avec Numvision, mais je sais qu'ils font attention à ce que les données soient hébergées chez eux, dans un environnement très sécurisé. Il me semble que cela fait partie de leur cahier des charges, surtout qu'ils souhaitaient s'adresser à des grands comptes qui ont beaucoup d'exigences à ce niveau là.

CCM - Le fait que cette solution de cloud soit « made in France » était-il important dans votre choix ?

MLR - Ce n'était pas un élément de choix pour moi, mais c'est toujours séduisant. C'est bien de voir que des entreprises sont capables de construire ce type de produit en France.
Aux Etats-Unis, quand on monte une entreprise comme Numvision, c'est très facile d'être financé et de monter une équipe performante, mais en France c'est beaucoup plus compliqué. Leur parcours est intéressant.

CCM - Quels sont les points forts de cet outil ? Et du cloud en général ?

MLR - En tant qu'administrateur, j'ai une meilleure traçabilité des données. L'aspect participatif, la simplicité d'utilisation et les sauvegardes sont de gros points forts.

CCM - Selon votre expérience, quels points pourraient être perfectionnés ou ajoutés ?

MLR - Je trouve l'outil assez complet. L'étape d'après serait de pouvoir collaborer à plusieurs et en temps réel sur un même document, comme le propose Google Drive. Si plusieurs personnes travaillent en même temps sur le même document et qu'elles l'enregistrent, c'est le dernier utilisateur qui va écraser les modifications des autres. C'est la limite des outils de cloud comme DropBox et NumSync.

CCM - A votre avis, à quel type de structure cette solution de cloud est-elle adaptée ?

MLR - A tous les types de structures. Je n'ai pas d'expérience de la gestion d'une entreprise de grande taille, donc je dirais surtout les TPE et PME.
C'est plus la formation à l'archivage de données qui peut poser souci dans une grande entreprise : éviter les doublons, par exemple. C'est un nouveau mode de fonctionnement, auquel nous nous sommes bien adaptés, mais cela peut être plus douloureux ailleurs.

Repères

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