Google fixé dans quelques semaines pour ses pratiques anticoncurrentielles en Europe

Google fixé dans quelques semaines pour ses pratiques anticoncurrentielles en Europe


Depuis 2010, Google est sous le coup d'une enquête de la Commission européenne chargée de la concurrence. Alors qu'aux États-Unis l'entreprise a proposé des modifications qui ont satisfait les autorités, en Europe les propositions de Google sont, jusque-là, jugées insuffisantes. Dans quelques semaines, les dernières propositions de Google seront acceptées ou une amende pourrait être infligée à la firme. Jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires mondial.

Il y a plusieurs années, des concurrents et des autorités de surveillance américains et européens ont accusé Google de pratiques anticoncurrentielles. Dans le cadre des résultats de son moteur de recherche, la firme favoriserait ses propres services, dont des moteurs de recherche spécialisés. Par ailleurs, Google utiliserait du contenu des moteurs de recherche concurrents à son propre compte.

Aux États-Unis, Google a proposé des modifications qui ont satisfait la Federal Trade Commission (FTC) au mois de janvier. Après deux ans d'enquête, Google a évité un procès avec un réajustement jugé insuffisant par les concurrents Microsoft, Yelp ou encore TripAdvisor. Ces entreprises n'étaient pas les seules à estimer que ces propositions n'étaient pas assez importantes.
En effet, la Commission européenne chargée de la concurrence, qui a ouvert une enquête sur Google en 2010, a rejeté ces propositions.
Pour éviter un procès, Google a proposé diverses modifications de son moteur de recherche. La Commission européenne ainsi que les plaignants, interrogés à chaque fois, les ont, jusque-là, jugées insuffisantes.

Ce 9 septembre, Google a fait parvenir de nouvelles propositions. Le vice-président de la Commission, Joaquín Almunia, a déclaré que « le temps presse » et qu'une décision serait rendue dans quelques semaines. Soit la Commission et les concurrents les acceptent et les imposent légalement à Google, lui évitant, ainsi, des poursuites, soit elles sont refusées. Dans ce cas-là, Google risque une amende jusqu'à 10 % de son chiffre d'affaires mondial. 50 milliards de dollars en 2012.

Pas sûr que les concurrents acceptent ces propositions....

Crédit photo: Google