Facebook élargit son réseau social, mais diminue le bien-être personnel

Facebook élargit son réseau social, mais diminue le bien-être personnel


L'université de psychologie du Michigan vient de publier les résultats d'une étude importante. En étudiant différents facteurs, ils ont mis en évidence que plus un jeune adulte utilise Facebook, plus son bien-être personnel diminue. Bien que Facebook permette d'élargir le réseau social, le bien-être subjectif diminue.

Les générations précédentes ont développé une majorité de relations sociales dans la vie « réelle » qui leur apporte un équilibre personnel. Les jeunes générations, ayant grandi avec les nouvelles technologies, construisent différemment leurs relations sociales. Les réseaux sociaux virtuels sont intégrés à leur environnement et vie quotidienne. Les amis sont essentiellement virtuels ou sont fréquentés de façon réelle et virtuelle.

Le directeur du département de psychologie de l'université du Michigan, Ethan kross, et son équipe se sont interrogés sur l'influence d'un réseau social sur le bien-être des jeunes adultes.
Ils ont suivi 84 personnes durant 14 jours. En envoyant 5 fois par jour des questions via SMS, ils ont interrogé l'évolution de leur bien-être subjectif au fil de la journée et de la période.

Alors que de nombreuses variables liées à la personnalité et au comportement n'ont pas eu d'influence, la fréquence d'utilisation de Facebook a joué sur le bien-être.
En effet, l'équipe a constaté que plus la personne allait sur Facebook, plus cela jouait de façon négative sur son bien-être. Et ce, à la fois de façon immédiate et sur la durée. Plus la fréquence augmentait, plus le niveau de satisfaction de vie baissait.
Toutefois, même si le sentiment de solitude conduit à aller sur Facebook, l'inverse n'est pas vrai. Naviguer sur le réseau social ne renvoie pas un sentiment plus important de solitude.

Partant de ces résultats, le professeur Ethan Kross et son équipe veulent, maintenant, étudier les mécanismes qui expliquent ces corrélations.
Alors que d'autres études avaient déjà montré que l'accès à Facebook n'avait pas une influence positive sur l'estime de soi ou le bien-être, cette étude est la première à avoir suivi des jeunes sur la durée.

Ces résultats sont importants, car ils mettent en exergue les effets de ces nouvelles interactions. Alors que les réseaux virtuels permettent de répondre au besoin de communication, les jeunes n'en retirent pas de satisfaction personnelle.

Crédit photo: Facebook