Facebook : faut-il se méfier de Graph Search ?

Facebook : faut-il se méfier de Graph Search ?


Présenté en début d'année, Graph Search est un nouvel outil de recherche Facebook. Il permet de recouper les données publiques des utilisateurs. Alors que le déploiement a débuté dans les pays anglophones, il est temps de s'interroger sur cet outil.

Depuis les révélations du programme PRISM, les internautes s'interrogent sur le niveau de protection des données personnelles. Les recherches, mails, téléchargements, données, communications, etc ... Dans quelle mesure les informations sont-elles respectées, stockées et utilisées ?
Le déploiement de Graph Search est l'occasion de s'interroger sur les avantages et inconvénients de ce nouvel outil Facebook.

Présenté en début d'année, Graph Search va permettre de rechercher des utilisateurs Facebook à partir des informations inscrites. Par exemple, trouver les « femmes de 20 ans, à proximité, qui aiment les voyages, faire la fête et sont célibataires » sera possible. Le moteur de recherche se base sur toutes les actions et données rendues publiques sur Facebook : les informations personnelles, les messages, liens ou encore photos postées, mais aussi les pages et lieux « aimés » ou encore les photos taguées. Tout ce qui a été défini comme public. Graph Search va, donc, être un moteur de recherche très puissant.

Toutefois, il interpelle. Les utilisateurs de Facebook ont-ils connaissance du niveau de visibilité de chacune de leurs actions ?
Facebook veut donner une nouvelle visibilité aux informations et compte sur une utilisation respectueuse. Toutefois, des recherches pourraient être, pour le moins, dérangeantes.
Pour s'en protéger, il est possible de limiter la visibilité des données aux seuls amis. Cette action est, également, possible avec les anciennes publications. En activant cette limitation, les données ne sont plus publiques et, donc, utilisables par Graph Search seulement par ses amis. Pour éviter toute apparition, le statut des données doit être privé.
Chacun choisira.
Actuellement en déploiement, les Français devraient pouvoir l'utiliser en 2014.

Crédit photo: Facebook