Internet/PRISM: des associations de défense des Droits de l'Homme françaises portent plainte

Internet/PRISM: des associations de défense des Droits de l'Homme françaises portent plainte
Le témoignage d'Edward Snowden a mis en lumière le programme de surveillance américain PRISM. Alors que des institutions publiques ont appris qu'elles étaient, aussi, sous surveillance, elles ne savent pas comment réagir face aux États-Unis. Les associations de défense des droits de l'Homme, FIDH et LDH, ont décidé de porter plainte contre X afin de demander des comptes aux entreprises du web incriminées.

Se disant attaché aux libertés individuelles, Edward Snowden a pris le risque de témoigner afin d'informer les internautes sur le programme PRISM. À tort ou à raison, ses déclarations ont permis de mettre à jour un programme secret de surveillance des données échangées, consultées et des informations personnelles des internautes du monde entier. Ainsi, la NSA peut accéder aux données stockées par les grandes entreprises du web, telles que Google, Microsoft, Facebook, etc. Les services secrets américains ont reconnu les faits en affirmant que le but est de prévenir les risques d'attentats.

Au-delà des particuliers, les révélations, lancées par Edward Snowden, ont dévoilé que la NSA, via PRISM, avait mis sur écoute les institutions européennes. Celles-ci se sont montrées offusquées et ont demandé des comptes aux États-Unis. Toutefois, alors que certains spécialistes laissent entendre qu'elles étaient, depuis longtemps, averties, elles n'ont pas engagé de poursuites à ce jour.

Des associations, lasses d'attendre, ont décidé d'agir. La Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH) et la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) viennent de porter plainte contre X afin d'établir la vérité sur cette affaire. Particulièrement, ils souhaitent mettre en exergue l'importance des rôles et des engagements des entreprises du web incriminées. Selon eux, celles-ci ont collaboré, plus qu'elles ne le reconnaissent.

Ces associations souhaitent que la justice fasse respecter le droit français. Elles estiment que PRISM est un « danger considérable pour les libertés individuelles » et pour l'état de droit. En se permettant d'appliquer ses propres lois dans les autres pays, les États-Unis nient les lois des pays en question.
Cette action pourrait éclaircir l'affaire, car avancer la prévention du terrorisme semble insuffisant à rassurer les internautes.

Crédit photo: NSA