Apple a reçu des milliers de demandes de la NSA dans le cadre de Prism

Apple a reçu des milliers de demandes de la NSA dans le cadre de Prism

Les autorités américaines assurent que le programme de surveillance Prism n'a qu'un objectif préventif. Toutefois, de nombreux internautes à travers le monde s'inquiètent de cette intrusion dans la vie privée. Pour apporter un peu de transparence, les entreprises du web concernées transmettent quelques informations. Après Google et Facebook, Apple vient de signaler avoir reçu environ 5000 demandes de la part de la NSA depuis fin 2012.

Les révélations d'Edward Snowden, ancien technicien de la CIA, ne cessent de faire réagir. Le programme de surveillance des communications, Prism, a été rendu public ce 7 juin. Le NSA a affirmé que la surveillance des échanges émis par les internautes hors du sol américain a pour but de prévenir les actes terroristes. Pour effectuer cette surveillance, les Renseignements Américains font appel aux données des principales entreprises du web. Actuellement, 9 entreprises sont concernées : Skype, Google ou encore Facebook.

Après des informations complémentaires, il semble que le NSA n'ait pas libre accès aux données stockées, comme annoncé au départ. Les entreprises nommées affirment ne pas connaître le programme Prism et ne pas donner d'accès direct au NSA.
Toutefois, elles reconnaissent transmettre des informations sollicitées par les Renseignements Américains.
Et cela ne rassure pas les internautes. De nombreuses voix s'élèvent pour exprimer les craintes de non-respect de la vie privée.
Pour apporter de la transparence, Facebook, Google, et maintenant Apple, ont publié le nombre de demandes reçues.

Apple vient, en effet, de déclarer avoir traité 5 000 demandes entre décembre et fin mai 2013. Le NSA n'ayant pas donné son accord, Apple ne peut pas préciser le nombre de requêtes destinées à Prism ni donner plus d'informations.
À l'instar de Facebook, Apple affirme que la protection des données personnelles de ses utilisateurs est une priorité.

Alors que le gouvernement américain regrette la mise à jour de Prism, les acteurs du web tentent de rassurer les internautes. La protection des données confidentielles est indispensable sur internet. Cette affaire pourrait conduire les gouvernements à apporter plus de clarté dans leur lutte pour le maintien de la sécurité publique. Les internautes seraient, ainsi, plus conscients de leur liberté individuelle.