Bouygues Telecom, SFR et Orange se lancent, eux aussi, dans le VDSL2

Bouygues Telecom, SFR et Orange se lancent, eux aussi, dans le VDSL2
Après Free et OVH Telecom, SFR, Orange et Bouygues Telecom testent le très haut débit grâce au VDSL2 en Dordogne et Gironde.

Le gouvernement de François Fillon avait lancé le projet du très haut débit pour tous d'ici 2025. Axé essentiellement sur la fibre optique, le financement lié à l'aménagement des zones de faible densité était annoncé très lourd pour les opérateurs et les collectivités publiques.
Fleur Pellerin, ministre de l'Économie Numérique du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, a confirmé la poursuite de cet objectif. Toutefois, certaines modifications ont été apportées. Avancé à 2022, le déploiement sera cofinancé par l'état, les collectivités et les opérateurs à hauteur de 20 milliards d'euros. Pour réduire les coûts, les aménagements seront partagés entre la fibre optique, la 4G et le VDSL2.
Ce dernier dispositif est basé sur le réseau de cuivre de France Telecom. Particulièrement adapté aux zones rurales, cela permettrait, en théorie, d'atteindre un débit de 100 Mbit (25 pour l'ADSL2+).
Après 2 ans de procédure, l'Arcep a donné son accord fin avril pour utiliser le réseau téléphonique afin de transmettre des données à haut débit. Lancement national prévu à l'automne, la Dordogne et la Gironde sont des départements tests, déjà actifs.

Après Free (pour les clients détenteurs de la Freebox Révolution) le 7 juin et OVH Telecom le 10, les opérateurs historiques mettent, eux aussi, en place le VDSL2 pour certains clients de ces départements. Les utilisateurs éligibles sont ceux qui détiennent la Bbox Sensation pour Bouygues Telecom, la box NB6V pour les nouveaux clients de SFR et la Livebox Play pour Orange.

Cette avancée est, toutefois, à relativiser. Les zones de forte densité profitant d'équipements plus avantageux, seulement 16 % des lignes de cuivre seront converties en VDSL2. Loin d'être une panacée, les foyers se situant à plus de1 kilomètre du NRA (noeud de raccordement d'abonnés) ne bénéficieront pas d'une amélioration notable du débit. Au final, sur les 16 % de lignes concernées, seulement 6 % pourront espérer des débits supérieurs à 30 Mbit/s.

Peu onéreux et permettant de rentabiliser des infrastructures déjà existantes, ce dispositif ne sera, toutefois, que complémentaire.

Crédit photo: Bouygues Telecom