Google et Facebook peuvent-ils transférer nos données vers les États-Unis ?

Google et Facebook peuvent-ils transférer nos données vers les États-Unis ?
The Washington Post et The Guardian viennent de révéler un programme qui permet à la National Security Agency (NSA) d'accéder aux données des plus grandes entreprises web de communication : Google, Facebook, etc. Nommé PRISM, il s'agit d'un des plus importants systèmes de surveillance des États-Unis. Et il a de quoi nous interpeller. En effet, les surveillances ne concernent pas les Américains, mais les étrangers, hors des États-Unis. Alors qu'en est-il de nos données personnelles ? Sommes-nous protégés des intrusions dans nos vies privées ?

Nouveau coup dur pour le gouvernement de Barack Obama.
Ce 06 juin, The Guardian et The Washington Post ont publié des documents confidentiels démontrant l'existence d'un programme secret nommé PRISM. Il permet au NSA d'accéder, sans demande préalable, aux données stockées sur les serveurs des 9 principales entreprises de communication via le web. Messageries instantanées, vidéos, mails ou encore appels téléphoniques, tous les supports sont concernés. De Microsoft, première à adhérer en septembre 2007 à Apple, dernière en date, au mois d'octobre 2012, ces entreprises fournissent les informations provenant de tous les utilisateurs hors des États-Unis.

Alors que les entreprises visées s'en défendent, les autorités américaines ont reconnu les faits. James R. Clapper, directeur du Renseignement Américain a, notamment, affirmé que cette surveillance avait pour but de prévenir tout risque d'attentat et était effectuée en toute légalité.

Toutefois, qu'en est-il des informations venant de la France ? Sommes-nous protégés ?
L'avocat spécialiste, Marc Lempérière, a répondu aux questions de Francetv info. Théoriquement, une entreprise qui stocke des informations au sein d'un pays membre de l'Union européenne ne peut pas les transmettre hors de ce territoire. Toutefois, si un Français s'inscrit sur un site américain qui traite les informations sur le sol américain, les lois françaises ne s'appliquent pas. Certains sites tels que Facebook ou Google ont signé un accord, le Safe Harbor, stipulant qu'elles respectent les lois européennes et n'utilisent pas les données hors des accords consentis par l'utilisateur. Basées aux États-Unis, elles peuvent, ainsi, transférer les données là-bas.

Il est, donc, important de prendre connaissance du contrat et de la politique de confidentialité des sites américains.
Dans le cas de transgression, il est possible de se retourner contre le site internet... Encore faut-il être averti !

Crédit photo: Google