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Orange conteste le déploiement 4G de Bouygues Telecom

CelineLhorte - dimanche 9 juin 2013 - 15:30
Orange conteste le déploiement 4G de Bouygues Telecom

Dans la course à la 4G, chaque opérateur a sa tactique. Bouygues Telecom, lancé après les 2 autres opérateurs historiques, a pris une longueur d'avance grâce à l'Arcep. En effet, au mois de mars, l'autorité de régulation a permis à Bouygues Telecom de basculer ses bandes 2G/1800 MHz en 4G. Orange, opposé à cette décision, vient de déposer un recours au Conseil d'État.

Face à l'arrivée des opérateurs virtuels de téléphonie mobile (MVNO) et de Free Mobile, les opérateurs historiques misent beaucoup sur la 4G. Pour accélérer son déploiement, Bouygues Telecom sollicitait l'Arcep en 2012 pour utiliser son équipement 2G/1800 MHz dans son déploiement 4G. L'autorité de régulation a accédé à sa demande au mois de mars. Effectif le 1er octobre, Bouygues Telecom vient d'annoncer qu'à cette date, 100 villes françaises seront couvertes, soit 40 % de la population. SFR et Orange jugent l'autorisation déséquilibrée et anticoncurrentielle.
Pour tenter de la faire invalider, Orange, qui devrait couvrir environ 30 % du territoire en fin d'année, vient de saisir le Conseil d'État.

Orange met en cause les conditions de l'appel d'offres émis par l'Arcep, en 2011, pour accéder à la 4G. Les principaux opérateurs ont payé 3.5 milliards d'euros à l'état pour avoir l'autorisation d'utiliser les bandes fréquences 800 et 2600 MHz. Il n'était, alors, pas question des fréquences 1800 MHz. Orange a, donc, investi près de 1.2 milliard d'euros (900 millions pour Bouygues Telecom). L'opérateur pourrait, aussi, demander à basculer ses fréquences 2G/1800 MHz en 4G, mais il estime avoir manqué d'informations.

Par ailleurs, Orange affirme que Bouygues Telecom est avantagé, car l'ensemble de son réseau est en bande 1800 MHz. Le basculement sera, par conséquent, rapide et à moindre coût. Toutefois, l'Arcep a veillé à respecter la concurrence avec des contreparties pour Bouygues: l'opérateur doit céder une partie de son patrimoine 1800 MHz à Free afin que Bouygues dispose de 23,8 MHz duplex comme ses concurrents.

Le recours au Conseil d'État a, semble-t-il, peu de chances d'aboutir.
Orange qui se dit, par ailleurs, satisfait des revenus générés par l'itinérance offerte à Free, en subit les conséquences. En effet, l'opérateur doit maintenir son réseau 2G/1800 MHz pour ses abonnés et ceux de Free qui ont des téléphones non compatibles 3G : environ 3 fois plus que Bouygues.

Crédit photo: Orange
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