Évasion fiscale : Apple plaide non coupable

Évasion fiscale : Apple plaide non coupable
Accusé d'évasion fiscale, le groupe informatique Apple via la voix de Tim Cook, son directeur général, a dû s'expliquer devant le Sénat américain.

Apple serait-il une « mauvaise citoyenne » ? La chasse à l'évasion fiscale est ouverte aux États-Unis et le Sénat américain entend bien ne pas faire d'exception. Alors, Apple, serait-il mauvais élève ? Oui si l'on en croit la commission d'enquête du Sénat et son président le démocrate Carl Levin qui accuse le groupe informatique de jouer avec les failles législatives fiscales pour se dispenser de payer des dizaines de milliards de dollars au titre de l'impôt sur le revenu. Non, selon Tim Cook, directeur général de la firme à la pomme venu s'expliquer mardi devant les parlementaires et défendre la stratégie du groupe.

Alors quelle mouche a piqué le Sénat ? En réalité, la commission d'enquête accuse la firme américaine de contourner le paiement d'impôts grâce à un réseau complexe de filiales situées à l'étranger et dont certaines, à l'image de celles situées en Irlande, seraient totalement fictives. Face à ces accusations, Tim Cook se défend assurant que le groupe est probablement l'entreprise payant le plus d'impôts aux États-Unis et expliquant que « les bénéfices des filiales ont été taxés par les pays où ils sont gagnés ». L'an dernier, Apple s'est acquitté de 6 milliards de dollars d'impôts pour un bénéfice mondial de 41.7 milliards de dollars. Apple n'est pas la seule entreprise à être mise en cause. D'autres comme General Electric, Microsoft ou Hewlett Packard l'ont été pour des pratiques fiscales douteuses. Quoi qu'il en soit, les parlementaires américains sont bien décidés à mener la bataille contre l'évasion fiscale et pour cela envisager de réformer le code américain des impôts si nécessaire. Se dirige-t-on vers des modifications du code américain des impôts ?

Crédit photo : Apple press info
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