Jeux vidéo : une rentrée marquée par des suites, Mario en vedette

Jeux vidéo : une rentrée marquée par des suites, Mario en vedette

(AFP) - Les éditeurs de jeux vidéo multiplient les suites à l'occasion de la rentrée, avec notamment une nouvelle aventure du célèbre plombier moustachu Mario sur la console portable 3DS, avant l'avalanche de blockbusters prévue pour le dernier trimestre.

- New Super Mario Bros 2 - Icône du jeu vidéo depuis près de 30 ans, le plombier Mario, mascotte du géant japonais Nintendo, garde le rythme avec un nouvel épisode par an en moyenne. Dans cet opus, les éléments caractéristiques de la saga sont respectés : l'objectif est de parcourir huit mondes afin de sauver la princesse Peach, une fois encore enlevée et retenue prisonnière dans une forteresse. Une chasse au pièces d'or est aussi de la partie avec un compteur à l'écran mais cette quête n'est à aucun moment expliquée et n'a aucun effet sur le déroulement du jeu.
Sur terre ou sous l'eau, le héros affronte une pléiade d'ennemis allant de la tortue au poisson en passant par des plantes crachant du feu. Pour les défaire, il peut compter sur les nombreux bonus disséminés sur son passage, qu'il s'agisse de l'étoile le rendant temporairement invincible ou de son costume de raton-laveur lui donnant la possibilité de voler un court instant.
Plus que la forme, c'est avant tout la prise en main qui fait d'un jeu de plate-formes une réussite et New Super Mario Bros 2 remplit son contrat de ce point de vue puisque le plombier réagit à la moindre commande. Côté réalisation, les graphismes sont dans la veine des autres titres mettant en scène Mario grâce à des couleurs vives. La durée de vie est assez courte malgré la possibilité de jouer à deux, à condition d'avoir deux consoles et deux cartouches.
(New Super Mario Bros 2 - Développeur : Nintendo - Editeur : Nintendo - Disponible sur Nintendo 3DS)
- Guild Wars 2 - Dans l'univers des MMORPG (les jeux de rôle en ligne massivement multi-joueurs), dominé par l'incontournable World of Warcraft, Guild Wars est parvenu depuis sa sortie en 2005 à se faire une place de choix. Un succès dû en partie à son modèle économique, sans abonnement, quand son rival nécessite de dépenser une dizaine d'euros par mois pour pouvoir jouer.
"L'idée, c'est que le joueur achète son jeu et puisse y jouer autant qu'il veut, sans payer davantage. Il reste possible d'acquérir des éléments en plus ensuite mais ils ne sont pas obligatoires pour pouvoir progresser", explique à l'AFP le producteur du jeu, Chris Whiteside.
Cette suite arrive après un long développement de plus de cinq années. Les habitués du premier volet retrouveront le monde de Tyrie, où se sont écoulés plus de deux siècles. Les humains ne dominent plus cette terre et doivent se confronter à l'émergence d'autres espèces.
L'accent pour cette suite a été mis sur l'accessibilité, selon M. Whiteside. Du coup, même les néophytes peuvent rapidement prendre leurs marques dans ce MMORPG, qui se démarque par ses événements aléatoires pouvant à tout moment se déclencher pour surprendre les joueurs. Cette volonté de dynamisme se retrouve aussi dans les combats, bien plus intéressants qu'auparavant. Outre ces batailles, les explorations de donjons constituent le coeur de l'aventure.
(Guild Wars 2 - Développeur : ArenaNet - Editeur : NCSoft - Disponible sur PC)
- Darksiders II - En proie à des difficultés financières, l'éditeur américain THQ a décidé de recentrer son activité autour de licences fortes, dont Darksiders fait partie. Après le succès du premier épisode en 2010, le studio Vigil Games remet le couvert en proposant d'incarner Death, un des quatre cavaliers de l'Apocalypse, qui va devoir ressusciter l'humanité.
L'univers créé est d'une grande richesse, notamment visuelle grâce à un gros travail fourni sur les décors. Une faux dans chaque main, Death doit notamment passer par des donjons fourmillant d'énigmes à résoudre afin de progresser. L'expérience glanée sert ensuite à améliorer les aptitudes du héros, en termes de résistance physique ou de magie. Darksiders II emprunte beaucoup à d'autres jeux sortis avant lui, à Zelda ou Soul Reaver par exemple, mais il parvient à ajouter à ces références une patte qui lui est propre.
Techniquement, malgré le design réussi, les faiblesses sont nombreuses, à commencer par des bugs d'affichage souvent présents. Mention spéciale, en revanche, à la musique, qui souligne toujours avec justesse l'action à l'écran.
(Darksiders II - Développeur : Vigil Games - Editeur : THQ - Disponible sur Playstation 3 et XBox 360)
- Sleeping Dogs - Seul jeu de cette sélection à ne pas être une suite, Sleeping Dogs aurait pu en réalité en être lui aussi une, si l'éditeur américain Activision n'avait pas abandonné ce projet, au départ conçu pour devenir un nouveau volet de la série True Crime. Récupéré par le japonais Square-Enix, Sleeping Dogs plonge le joueur à Hong Kong dans une guerre des gangs.
Dans la peau de Wei Shen, un jeune policier de retour d'un exil aux Etats-Unis, il faut infiltrer la mafia locale composée d'anciens amis d'enfance. A la manière d'un Grand Theft Auto, le monde est ouvert et le héros peut donc parcourir la ville - très bien reproduite - à sa guise, à pied ou bien au volant d'un véhicule, à la recherche de nouvelles missions. Ces dernières sont assez variées et vont du racket de commerçants locaux au vol de marchandises d'une faction rivale dans un hangar en pleine nuit.
Les phases de combat ne sont, pour la part, guère originales puisqu'elles reposent beaucoup sur un système de parade et de contre, à l'image de ce que proposent d'autres productions récentes mais elles ont au moins le mérite d'être abouties en faisant la part belle à des techniques de kung-fu.
Malgré une réalisation en deçà des standards actuels, Sleeping Dogs se révèle être un divertissement plaisant à parcourir. Mais il faut reconnaître qu'il reste loin d'un GTA, référence du genre.
(Sleeping Dogs - Développeur : United Front Games - Editeur : Square-Enix - Disponible sur Playstation 3 et Xbox 360)