« Rémunérer le recrutement par cooptation sociale et trouver le bon profil »

« Rémunérer le recrutement par cooptation sociale et trouver le bon profil »
Wengo est une société de service qui vend du conseil via des prestataires indépendants. L'entreprise qui a connu une croissance rapide a vite été confrontée à une problématique RH, avec le besoin de trouver les bons profils rapidement. Après avoir essayé plusieurs solutions de recrutement avec des succès plus ou moins mitigés, Wengo s'est finalement orienté vers MyJobCompany qui a grandement facilité la vie de l'entreprise.

Patrick Amiel est le fondateur de Wengo. Le principe de cette société de service d'un nouveau genre est simple : le client se met en contact avec un professeur de mathématiques, un astrologue, un psychologue, un conseiller juridique... sort sa carte bleue et parle avec le conseiller. Il est ensuite débité au prorata du temps passé à parler. Il y a environ 45 000 consultations par mois sur le site. C'est une sorte « d'eBay du service » pour reprendre une expression de Patrick Amiel, avec près de 2000 prestataires indépendants inscrits qui proposent leurs services à Wengo. Il nous parle de sa collaboration avec le site de recrutement MyJobCompany.


CCM - Qu'est-ce qui vous amené à utiliser MyJobCompany ?

Patrick Amiel - Avec la croissance rapide qu'a connue Wengo, nous avons vite été confrontés à une problématique de recrutement. Nous sommes passés de 20 à 110 personnes (hors consultants) depuis la création de l'entreprise en 2006. Nous avions des besoins très spécifiques en marketing, design... d'où une problématique de RH. Nous utilisons MyJobCompany pour répondre à un besoin de renouveau en termes de recrutement, car les « job boards » ont peu évolué ces dernières années.

CCM - Quel a été votre parcours de recrutement ? Etes-vous passés par des moyens « traditionnels » pour recruter ?

PA - Bien sûr, nous avons essayé l'APEC, la publication d'annonces... Et nous avons vite été confrontés à un problème de taille. Quand on publie une annonce, on reçoit 460 candidatures. Pour faire le tri, c'est l'enfer, c'est une énorme perte de temps et ce n'est pas du tout adapté à nos besoins, d'autant qu'il n'y a pas de service Relations Humaines dans notre entreprise, chaque manager gère ses propres recrutements. C'est un vrai métier de rédiger des petites annonces, de recruter, de faire passer des entretiens, de sélectionner... Avec le système d'annonces, on recevait trop de candidatures qui n'étaient pas assez ciblées.

CCM - Avez-vous essayé d'autres modèles ? Qu'ont-ils donné ?

PA - La recherche de candidats via les réseaux sociaux a donné des résultats assez satisfaisants. Cela génère peu de feed backs, mais de qualité. Ce sont souvent les réseaux personnels qui sont utilisés dans ce cas-là. On reçoit 3 à 5 candidatures pour un profil qui avec un réseau de 3000 amis.

On a aussi essayé une autre solution, le cabinet de recrutement. C'est la solution de luxe, c'est efficace mais ça coûte une fortune.

CCM - Comment avez-vous découvert MyJobCompany ?

PA - On a découvert MyJobCompany sur des blogs référents comme Tech-Crunch et Presse-Citron.

CCM - Pourquoi avoir choisi ce site de recrutement par cooptation ?

PA - Je l'ai trouvé intéressant à bien des égards. D'abord parce qu'il repose sur un modèle social, il y a une dimension publication sociale de l'annonce, et parce qu'il y a un intérêt à relayer l'annonce puisque c'est rémunéré.

Ensuite, j'ai bien aimé l'approche éditoriale des fondateurs, leur esprit. Les annonces sont bien tournées, pas corporate. C'est un état d'esprit bien défini, leur ton est original. Ils ont réussi à travers les annonces à donner une image de Wengo qui nous correspondait bien.
Côté résultats, c'est un très bon rapport qualité/prix.

CCM - Justement, comment se passent les rétributions du « relayeur » ?

PA - MyJobCompany a un réseau de « rabatteurs » qui ont une audience sur internet. Ils font appel à eux pour des candidatures très ciblées et ceux-ci sont rémunérés par rapport aux résultats, à leur efficacité. C'est moi qui ai fixé le montant de la rémunération pour chaque candidature « probante ». J'ai décidé de rémunérer 800€ la ou les personnes qui ont relayé l'annonce et qui m'ont ramené de bonnes candidatures.

Sur 30 CV reçus, si j'en choisi un, la personne qui a relayé l'annonce est payée, je ne paie qu'au succès.

CCM - Quels sont les avantages d'une telle solution ?

PA - Il n'y a pas de coût fixe, contrairement à un cabinet de recrutement. Il y a de bons feedbacks par ce biais, les résultats sont très ciblés. Pour l'instant j'ai eu beaucoup de retours (de candidatures) de qualité, via des relayeurs influents dotés d'un bon réseau. C'est très confortable pour moi. C'est un super compromis entre l'annonce gratuite qui génère 400 candidatures et le cabinet de recrutement (cher et peu de recrutements). MyJobCompany a le réseau et ça marche ! En tout cas pour l'avoir testé dans le domaine du marketing, ça a très bien marché. Sur le technique aussi, on a reçu de beaux CV.

CCM - Qu'est-ce qui manque ou qui -à votre avis- fait défaut sur cet outil ?
PA - La gestion de l'historique des candidatures serait un vrai plus pour avoir l'outil en main de A à Z !

CCM - Pour quel type d'entreprise conseillez-vous MyJobCompany ?
TA - Pour les start-ups, les entreprises d'e-commerce qui recherchent des graphistes, des webmasters, des développeurs... C'est un bon deal entre les solutions qui existent déjà.

En un clin d'oeil

MyJobCompany

  • Création en février 2012, Site web
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Wengo

  • Sart up créée en 2006
  • 110 salariés (hors consultants)
  • 2000 experts prestataires
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