Google : des demandes de suppression de messages à caractère politique de plus en plus nombreuses

Google : des demandes de suppression de messages à caractère politique de plus en plus nombreuses
Google a tenu hier soir sa cinquième conférence trimestrielle sur la transparence. L'objet de ce rapport régulier est de rendre publique les informations concernant :

- Le trafic du moteur de recherche et des autres services Google
- Les demandes de suppression de contenus faites par les gouvernements et les ayants-droits
- Les requêtes sur les données utilisateurs faites par les agences gouvernementales et les cours de justice.

Google vient de publier le nombre de demandes gouvernementales de suppression de billets de blogs et vidéos ou encore la remise de données personnelles d'utilisateurs que l'entreprise a reçu entre juillet et décembre 2011.

Des formes de "censures" gouvernementales qui se généralisent

Dans ce cinquième rapport la compagnie américaine exprime son inquiétude vis-à-vis de l'accroissement des demandes de suppression de contenu politique dont elle a fait l'objet. Pour Google le danger est double :
C'est une atteinte à la liberté d'expression et de plus en plus de ces requêtes gouvernementales proviennent de pays démocratiques qui n'avaient ordinairement pas l'habitude de faire appel à la censure.

A titre d'exemple Google cite le gouvernement espagnol qui leur a adressé pas moins de 270 demandes de désindexation du moteur de recherche entre juillet et décembre 2011. Cette procédure visait des résultats de recherche concernant des blogs et articles de journaux sur des personnalités politiques (notamment des maires et procureurs).

Le rapport sur la transparence de Google fait donc l'effet d'un détonateur et est une forme de mise en garde contre de possibles « dérives » gouvernementales. Il est bon de rappeler que les entreprises des NTIC sont particulièrement exposées à ce type de demandes et qu'apporter plus de transparence sur le sujet est un bon moyen pour sensibiliser le grand public à ces pratiques.

Lire le rapport sur la transparence de Google