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Test de Rage sur Xbox 360 : un must-have de cette génération

Julien.deMiras - vendredi 14 octobre 2011 - 18:51
Test de Rage sur Xbox 360 : un must-have de cette génération
Connu pour ses célèbres licences Wolfenstein 3D (1992), Doom (1993) et Quake (1996), id Software s'est spécialisé dans le FPS et a maintes fois démontré son sens de l'innovation. En proposant des jeux au gameplay dynamique et à la réalisation impressionnante, le studio a conquis le coeur de millions de joueurs, mettant à mal la concurrence.



Absent jusqu'alors sur les consoles de dernière génération, id Software fait une entrée remarquée avec Rage, un FPS post-apocalyptique de toute beauté, soutenu par nouveau son moteur maison : le id Tech 5. Quid du résultat, après six ans de développement ?


Le pitch


On commence avec une cinématique d'introduction qui donne le ton : un astéroïde gigantesque fonce droit sur notre planète, détruisant au passage une partie de la Lune. L'impact sur Terre est apocalyptique, effaçant la plupart de l'humanité. Mais vous êtes un privilégié. Vous avez été sélectionné pour faire partie des survivants au cataclysme, placé dans une capsule au sein de l' « Arche », sorte de bunker futuriste où l'on vous transfusera des nanocytes vous permettant de vous régénérer lorsque vous êtes blessé, en plus d'un défibrillateur automatique qui s'avèrera bien utile lorsque votre vie ne tiendra plus qu'à un fil. Au vu de la catastrophe annoncée, vous serez cryogénisé avec vos compagnons survivants, sur une durée de 106 ans. A votre réveil, vous vous portez comme un charme, mais l'Arche est dans un sale état, et vos amis plus encore, au stade de décomposition avancée. Décidément, vous êtes chanceux.

Après le passage d'un énorme astéroïde et un siècle de convalescence, le paysage qui s'offre à vous est une étendue désertique parsemée de bâtiments tendance Steampunk. Une ambiance que vous retrouverez tout au long du jeu et à tous les niveaux : villes, véhicules, armes, vêtements. Un futur qui se construit tant bien que mal après le cataclysme. A peine le pied posé dehors vous vous êtes sauvagement agressé par un bandit local aux airs de mutant, qui recevra aussitôt une balle de chevrotine de la part d'un inconnu qui vous veut du bien, et qui vous invite à monter à bord de son buggy fabriqué à partir de vieilles tôles. « Bienvenue dans le futur », vous dit-il, avant de vous conduire jusqu'à un campement où vous aurez l'occasion de faire vos armes dans ces terres désolées, judicieusement appelées Wasteland, placées sous la gouvernance des soldats de l'Autorité, une mystérieuse entité qui mène la vie dure à la population en se réservant les bénéfices de la technologie.

La réalisation


Magnifique. Fluide. Une direction artistique qui, sans être très originale, est de toute beauté. Rage propose un univers dépouillé mais travaillé, avec des décors absolument grandioses utilisant les MegaTextures, des paysages statiques mais extrêmement réalistes, notamment au niveau du ciel. On croirait des photographies. Le tout tourne en 1080p et, chose très rare, 60 fps. Id Tech 5 fait des merveilles, bien que l'on repère de temps à autres quelques apparitions tardives du décor, sans que cela ne soit un réel problème tant la qualité technique globale du titre impressionne.

Revers de la médaille : l'espace à explorer est assez restreint. On se contentera de faire des allers retours entre deux villes pour accomplir diverses missions. De même, les environnements sont relativement statiques, et donc peu destructibles. On aurait de toute manière du mal à mettre davantage de désordre dans cet univers ravagé. Les personnages eux même ne sont pas au mieux de leur forme, certains étant même dotés de prothèses bioniques qui présentent un début de rouille. La plupart des bâtiments sont accessibles, bien que certaines portes vous demanderont d'être déverrouillées grâce à des objets ramassés, ou construits, au cours du jeu.

Les bruitages sont également très bien réalisés, et s'intègrent parfaitement à cet univers chaotique faits de bric à brac et de mutants visiblement très énervés contre-vous.

Le gameplay


Entre deux villes assez peu éloignées, vous serez appelés à vous rendre dans les différents repères de bandits qui menacent la ville locale, et avec qui il semble difficile de vouloir négocier. L'objectif de ces pérégrinations, en somme, est de tirer sur tout ce qui bouge tout en se faufilant au travers des campements ennemis. De nombreuses missions s'enchaîneront dès les premières minutes de jeu, et on y prend vite goût. Bien que répétitives par moment, ces missions vous permettent d'améliorer sensiblement votre équipement de base, qui se compose d'un pistolet prêt à imploser à tout moment et d'un quad délabré.

Vous pouvez interagir avec la plupart des personnages présents dans les villes ou campements, qui se montreront pleins de bons conseils ou mieux encore, vous proposeront des missions suicides avec un appât de taille : échanger votre matériel en ruine contre un équipement plus haut de gamme, qui trouvera son utilité lorsque vous vous trouverez en plein milieu d'un campement de mutants enragés.


Et on arrive là à un des points forts du titre : sa diversité. Pas dans le décor, qui reste désertique et chaotique, mais dans la quantité d'armes et objets disponibles. Bien heureusement pour vous, vous recevrez de nouveaux équipements assez tôt dans le jeu pour terminer des missions de plus en plus intenses, avec parfois la présence de boss pas bien méchants, mais qui demanderont un peu plus de jugeote. Car c'est justement là la spécialité d'id Software : le shoot pur et dur, sans prise de tête, et sans pitié.

De leurs côtés les bandits ne vous feront pas de cadeau non plus, et ils ne se laisseront pas tuer si facilement. A moins de jouer la discrétion. Parmi les neuf armes que vous recevrez, il y a notamment ce windstick, une sorte de boomerang très affuté qui tranche avec une discrétion toute relative la tête de vos ennemis. Evidemment, cela fonctionne quand l'ennemi est seul dans la pièce, sinon quoi l'I.A. se chargera de faire paniquer ses acolytes qui se planqueront là où ils peuvent, ou alors vous sauteront dessus si vous êtes suffisamment proche. Attention sur ce point : il faudra être rapide. Les mutants avancent vite, et n'hésiteront pas à faire quelques loopings vous éviter vos balles. Après une heure de jeu, on prend le coup pour les abattre en un ou deux tirs bien placés (la tête), tout du moins avec la chevrotine, qui remplace votre pistolet de base, bien moins efficace.

Petite frustration lors de ces séances de shotgun : n'espérez pas ramasser les armes de vos ennemis une fois tués. Celles-ci s'évaporent aussitôt en ne laissant, bizarrement, que les munitions, ce qui est déjà appréciable tant ces dernières finissent par paquet de douze dans le corps des bandits présents dans chaque pièce ou presque que vous traverserez.


Il faudra user des possibilités qui vous sont offertes lors des combats pour éviter de finir vos jours dans une mare de sang. Vous ramasserez des bandages au cours du jeu (mais vous pouvez aussi en acheter) qui pourront être utilisé lorsque votre vie sera menacée (l'écran sera alors taché de rouge derrière des battements de coeur angoissants) lorsque vos nanocytes ne seront pas assez rapides pour vous sauver la mise. N'oublions pas le défibrillateur, qui s'enclenchera automatiquement quand vous ne serez qu'à un cheveu de la mort. On vous demandera alors de reproduire des combinaisons de touches sur votre manette le plus vite possible avec un maximum de précision. Plus vous êtes doué à ce petit jeu, meilleure sera votre régénération (indiquée en pourcentage), qui au passage électrocutera les ennemis qui se trouveront devant vous. Ce joker technologique est valable deux fois, à la troisième il faudra recommencer au dernier point de sauvegarde (assez fréquent).

Au cours de ces missions, vous ramasserez (enfin c'est votre choix) de nombreux objets plus ou moins utiles, de la bouteille de bière (vide) aux pièces de moteurs qui serviront à réparer vos futurs véhicules, et même des sentinelles mécaniques qui vous aideront dans vos missions. Certains objets sont à vendre directement auprès des marchands que vous rencontrerez, d'autres sont à garder avec précaution pour fabriquer de nouveaux objets qui vous seront utiles au cours du jeu. Car oui, la fabrication d'objet sera chose courante dans le jeu, notamment pour déverrouiller des portes qui ne s'ouvriront désespérément pas même si vous videz votre chargeur dessus.

Bien heureusement, tout le jeu ne se résume pas qu'à quelques mini-périples en terres ennemies avant de retourner sagement au bercail pour recevoir sa pièce. D'autres types de missions vous seront proposés, comme l'escorte de PNJ ou des courses de voitures, de quoi sortir d'une certaine lassitude à shooter du mutant. Concernant les courses, plusieurs modes de jeu s'offriront à vous : course contre la montre, rallye, et même des courses armées. Vous devrez pour cela acheter des améliorations au garage avant d'en équiper votre véhicule, pour un karting explosif. Vos victoires vous permettront de gagner des certificats qui serviront à acheter de nouvelles améliorations, améliorations que vous pourrez bien sûr utiliser à l'extérieur lors d'attaques ennemies.

Une deuxième partie qui refroidit


Bien arrimé dans notre nouvelle vie de tueurs à gage au look Steampunk, on se retrouve assez déçu dans la poursuite du jeu, parfois bâclée. La seconde partie est effectivement bien plus rapide, et on se retrouve à terminer le jeu sans vraiment comprendre la rapidité des évènements. Il faut savoir que le développement du jeu a subi une nette accélération dans les derniers mois, au point de sacrifier la durée de vie, qui dépasse péniblement les dix à douze heures, quinze si vous êtes du genre fouineur, ou pas doué.

Et au final ?


Et bien au final on est bien content d'avoir dépensé ses derniers pécules dans un jeu de cette trempe. En tout cas, jusqu'à la seconde partie du jeu. Le mode multi-joueurs prolongera tout de même le plaisir, bien qu'un peu léger, le jeu étant bien plus centré sur le solo. On reste perpétuellement bouche bée devant la qualité visuelle et artistique du jeu, qui mérite d'être joué en 1080p sous peine de finir tranché par un windstick. On regrette surtout que le jeu soit bâclé, sans parler de cette fin décidément trop expéditive, qui refroidit l'enthousiasme des premières heures de jeu. Malgré ces quelques reproches, Rage est incontestablement un des meilleurs jeux de cette génération, et mérite de se trouver dans la ludothèque de n'importe quel joueur digne de ce nom, qui plus est si vous êtes fans de FPS.
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Commentaires

GervaisL
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15 octobre 2011
-
J'ai pré-commander le jeux chez GameStop. Que j'ai payé 67.00 $ taxe comprise. Oui c'est vrai que les images et l'environnement du jeux est incroyable beau. Mais moi je suis un gamers et j'aime en avoir pour mon argent. Après avoir jouer entre 6 et 7 heures fini le jeux terminé. Tu ne peux même plus revenir dans le jeux tu dois recommencé une nouvelle game.

Tout d'abord tu as l'impression que tu peu circulé partout oui mais ton espace est quand même limité par le jeu lui-même. Après avoir jouer a Fallout et Falout New Vegas je m'attendais a beaucoup plus de liberté. Quand tu n'est même pas capable d'enjambé une cloture ou tout simplement monté sur une pierre je trouve un peu ridicule. Une autre chose que j'ai trouvé ridicule c'est quoi tout c'est icone avec un point d'exclamation sur toutes les portes que nous ne pouvons pas ouvrir. Et toutes c'est cachette mystère qu'on d'écouvre seulement après avoir été fouiné sur internet.

Non mais c'est quoi le triple de payé un jeux 67.00$ quand on n'est limité dans un jeux qui nous dit le contraire. Puis sa deviens vite lassant de se baladé d'une ville a l'autre. C'est la justement que tu te rend conte que la beauté d'un jeu ne se limite pas juste au merveileux image qu'on y retrouve mais aussi on doit être plus libre de nos gestes dans un jeux qui se dit rempli d'inter-action. Bref au début c'est cool et amusant puis ensuite sa deviens monotone. Voia mon opinion.
Satanick
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15 -
ENORME je l'attend avec impatience dans ma xbox !
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