URL raccourcies : 20% des internautes cliquent « sans discernement », selon G Data

URL raccourcies : 20% des internautes cliquent « sans discernement », selon G Data
Selon une étude réalisée en Europe et aux Etats-Unis par le fournisseur de solutions de sécurité informatique G Data, les risques potentiels d'infection au travers des réseaux sociaux seraient assez bien pris en compte par les internautes. Même si un internaute sur 5 clique « sans distinction » sur les liens postés sous forme d'URL raccourcies.

L'étude G Data/SSI réalisée en mars dernier auprès de près de 16.000 utilisateurs de 11 pays dont la France, indique tout d'abord que près d'un internaute sur deux en moyenne fait confiance aux antivirus gratuits, le taux d'adoption étant d'ailleurs particulièrement élevé en France (62,8% ). Parmi ces Français convertis aux antivirus gratuits, près 53% estiment que leur qualité est équivalente à celle des logiciels payants.

Les résultats de l'étude suggèrent ensuite, selon G Data, la « vision obsolète » des menaces informatiques diffusées sur internet : 9 internautes su 10 estiment ainsi qu'une infection peut être facilement repérée par l'apparition de fenêtres bizarres, de sons ou encore par une panne complète de l'ordinateur. « Si cette situation était exacte dans les années 90, elle n'a plus cours aujourd'hui » précise G Data, qui alerte contre le caractère furtif des nouveaux modes d'intrusion (ex : botnet.)

Le piège des URL raccourcies
L'un des volets de cette étude se penche également sur le comportement des internautes sur les réseaux sociaux, et la perception du potentiel d'infection que représentent ces plateformes. 20% des internautes interrogés cliqueraient ainsi « sans discernement sur les liens postés via les réseaux sociaux ». Les URL raccourcies -ici en cause (notamment sur Twitter)- sont notamment utilisées par les cybercriminels pour diffuser des codes nuisibles.

35% des répondants indiquent n'ouvrir que les liens postés par leurs amis, et 46% affirment ne jamais cliquer sur les liens postés : cette dernière catégorie d'utilisateurs « prudents » est d'ailleurs plus représentée en France que dans les autres pays de l'étude, puisqu'elle réunit 60% des internautes.

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Le résumé de cette étude