Martine Aubry réaffirme son opposition à la loi Hadopi

Martine Aubry réaffirme son opposition à la loi Hadopi
La candidate à l'élection présidentielle de 2012 pour le Parti Socialiste s'est déclarée opposée à la loi Hadopi. Invitée du Grand Rendez-vous d'Europe 1, elle a soutenu la mise en place d'une licence globale qui pourrait être d'un montant de 2 euros par mois pour rémunérer les artistes.

« J'ai toujours été contre Hadopi. J'avais dit que c'était inefficace, parce qu'on avait déjà les moyens de contourner, et que cela avait l'effet catastrophique d'opposer les jeunes et les créateurs », a déclaré Martine Aubry, qui soutient que « ce sont des sanctions pénales pour des gens qui veulent tout simplement avoir accès à l'art, je trouve cela effrayant ».

Pour la candidate à la présidentielle, le montant exact de la contribution des internautes à la licence globale est à discuter, mais ces quelques euros supplémentaires payés tous les mois en même temps que l'abonnement à Internet pourrait permettre de rémunérer correctement les artistes en dégageant entre 500 millions et un peu plus d'un milliard d'euros par an.

Son adversaire lors des primaires du parti socialiste, François Hollande, a également défendu l'idée d'une redevance, mais qui serait associée à une réorientation de la taxe sur les fournisseurs d'accès à Internet. Même objectif cependant, à savoir permettre un accès plus libre au catalogue musical sur Internet.

Poursuivant l'idée d'un Internet social accessible à tous, Martine Aubry a souligné qu'elle souhaitait demander aux opérateurs Internet, si elle était élue en 2012, de proposer une offre d'abonnement Internet seul à 10 euros par mois. On ne connait pas les restrictions et les modalités pour ce type d'offres.

Des propositions qui font entrer peu à peu Internet comme l'un des sujets de la présidentielle. Reste que l'offre légale se développant, notamment avec les projets en cours de Facebook et Google ou d'abonnement illimité comme celui de Deezer, il ne sera peut-être plus aussi important de parler de licence globale ou même d'Hadopi dès l'année prochaine.