Les développeurs d'applications sont-ils en train de lâcher BlackBerry ?

Les développeurs d'applications sont-ils en train de lâcher BlackBerry ?
A partir de jeudi, Seesmic, l'outil de dashboarding permettant de gérer de manière unifiée plusieurs médias sociaux (Twitter, Facebook et LinkedIn notamment) cessera le développement de la version mobile de son service pour BlackBerry, pour se concentrer sur les plateformes mobiles concurrentes.

Est-ce le début de la fin pour BlackBerry, le smartphone emblématique de la société canadienne RIM ? Longtemps plébiscité par les professionnels, BlackBerry vit actuellement des heures difficiles, à l'heure où RIM devrait annoncer une baisse de ses bénéfices au premier trimestre 2011, une première depuis 9 ans.

Loic Lemeur, créateur du célèbre client de médias sociaux Seesmic, a en tous cas annoncé que sa société renonçait au développement de la version mobile du service pour BlackBerry. « Nous devons concentrer nos ressources vers les plateformes mobiles en pleine croissance, incarnées aujourd'hui par l'iPhone et les terminaux sous OS Android qui connaissent un succès fulgurant » a-t-il indiqué dans une récente interview.

Une attitude attentiste de la part des développeurs ?
Bien que le nombre d'applications pour BlackBerry soit à la hausse (35.000 contre 25.000 en mars selon un porte-parole de RIM), la plateforme ne fait toujours pas le poids face aux 200.000 applications disponibles sur l'Android Market, et 425.000 apps disponibles sur l'App Store d'Apple

RIM mise actuellement sur la sortie programmée d'un nouvel OS basé sur le système d'exploitation QNX pour relancer l'intérêt de BlackBerry. Mais selon un analyste interrogé par Business Week, cette évolution encouragerait « encore davantage une attitude attentiste de la part des développeurs, concernant notamment les ressources allouées au développement d'applications pour BlackBerry »

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L'analyse de Business Week sur ce sujet (en anglais)]