Samsung Galaxy S2 et Galaxy Tab 10 : premières impressions

Samsung Galaxy S2 et Galaxy Tab 10 : premières impressions
On a pu prendre en main les deux sorties majeures à venir de Samsung dans le domaine de la mobilité de ce premier semestre 2011, à savoir son nouveau smartphone haut de gamme et sa nouvelle tablette tactile.
Premier point, notons que dans ce secteur, lorsque Samsung fait du haut de gamme, cela se voit. La marque a réussi à imposer sa patte, son design, avec des finitions solides et n'a plus grand-chose à envier sur ce point à HTC ou même Apple.

Galaxy S2 : une vraie belle mise à jour
C'est un mobile Android (2.3) à grand écran Super AMOLED de 4,3 pouces. Pourtant, il ne fait pas massif. Samsung l'a conçu très fin (8mm) et léger (117g). Et pour le coup, il rentre parfaitement dans une poche arrière de jean ou dans une poche intérieure de veste. Du côté de la navigation, l'écran 4,3 pouces est un réel confort. La différence avec les 3,8 pouces classiques se ressent vraiment. La résolution, courante pour le coup de 800x480, limite légèrement ce gain de confort. Et nos yeux affutés auraient souhaité une définition plus élevée.
Les esprits réfractaires qui accusent l'écran AMOLED de fausser les couleurs pourront de nouveau râler, bien qu'on se permette encore de préciser qu'est en cause le réglage des couleurs par Samsung et non le choix technologique.
Nous, on aime bien ce côté flatteur : en prenant une photo avec le Galaxy S2, le monde parait réellement plus rose, au travers du prisme de cet écran enjôleur. Et comme un smartphone n'est clairement pas une machine à faire de la retouche photo ni un téléviseur, on a du mal à voir où est vraiment le problème. Tant qu'on l'évoque, précisons que l'APN est parmi ce qui se fait de mieux chez les smartphones aujourd'hui : capteur CCD 8 Mp, avec autofocus et flash LED. Rien de révolutionnaire toutefois. A noter qu'il y a une caméra frontale de 2 Mp pour la visioconférence et Skype.

Outre son écran, le Galaxy S2 se distingue sur deux autres points : sa fluidité irréprochable et sa surcouche TouchWizz évoluée. Le premier point s'explique simplement par la configuration haut de gamme, notamment le double coeur 1GHz qui anime le tout. Ce qui permet de naviguer dans les menus sans à-coup, de jouer, de lancer des vidéos, y compris 1080P, sans mettre à genoux le smartphone. Le Galaxy S2 devient peut devenir une source pour les vidéos full HD, qu'il envoie alors sur téléviseur via son petit adaptateur USB/HDMI.

Pour juger vraiment des évolutions de la surcouche graphique de Samsung, on aurait besoin de l'utiliser plus longtemps. Mais voici tout de même quelques pistes. La personnalisation graphique est extrêmement poussée, avec la possibilité d'agrandir du doigt les menus et Widgets. On peut bien entendu placer ses fonds d'écrans (y compris de très jolis fonds animés qui s'adaptent à l'heure et à la météo) et changer les applications disponibles dans la barre de lancement rapide... Bref, on adapte parfaitement son OS. Et comme on n'est pas du tout obligé de le faire, l'argument « trop de possibilité tue la simplicité » ne tient pas. Enfin pas plus que sur tout autre Android Phone.
Autre point qu'on a aimé, une barre au dessus des icônes de lancement rapide permet de passer d'un écran Android à l'autre en scrollant, sans avoir à pincer l'écran pour choisir parmi les miniatures.
Pas d'évolution du menu contacts depuis la dernière version, qui reste très satisfaisante, avec sur une même page de contact toutes les informations disponibles, les derniers messages échangés (mail et SMS), l'accès au journal d'appel et aux dernières publications Facebook.
On doit se contenter en revanche du calendrier Google, qui s'il est relativement pratique, n'est vraiment pas beau.
Le Galaxy S2 s'annonce vraiment solide, fiable, ouvert et confortable à utiliser, débordant de possibilités. Un peu à l'image de ce qu'était le premier du nom, en bien plus costaud. Reste l'inconnue de l'autonomie en pratique, même si la batterie 1650 mAh rassure un peu. On l'attend pour juin, entre 600 et 650 euros sans subvention.

La Galaxy Tab 10 : un manque de surprises
La future tablette de Samsung est une évolution technique de la version 7 pouces qui nous avait laissé peu enthousiaste. Sa grande soeur se révèle pour le coup vraiment fluide, processeur Nvidia Tegra 2 oblige. Animation 3D, vidéos, jeux... Rien ne lui résiste. Autre nouveauté, elle tourne sous Android 3 .0, sans surcouche. C'est assez étrange, on sent que l'OS est optimisé pour les tablettes, mais on ne l'a pas trouvé forcément très cohérent, avec des menus écran par écran qui changent. Peut être est-on trop habitué aux versions 2.2 et 2.3 d'Androïd. La finition est irréprochable, même si l'écran est vite marqué par les traces de doigts.

On reste volontairement vague, car on n'a pas pu se faire d'avis tranché : si techniquement, elle tourne parfaitement, notre principale réserve concerne encore et toujours l'usage, l'utilité réelle d'un tel produit. Comme la Galaxy Tab 10 est prévue pour le mois prochain, on espère pouvoir passer bientôt une semaine au quotidien avec pour se faire une idée plus solide.