Les réseaux sociaux et moteurs de recherche : des "nids" à malwares ?

Les réseaux sociaux et moteurs de recherche : des
Selon une étude du fournisseur de solutions de sécurité informatique Barracuda Networks, les cybercriminels délaisseraient peu à peu le spam et focaliseraient leurs efforts sur Google, Facebook et Twitter, pour diffuser des logiciels malveillants.

Le rapport 2010 sur la sécurité informatique de Barracuda Labs montre que les moteurs de recherche représentent un vecteur de plus en plus important d'attaques informatiques. Pour produire ces résultats, Barracuda Networks a analyssé 157.000 requêtes en l'espace de 5 mois. En décembre 2010, Google était vecteur de 38% des malwares, devant Yahoo (30%), Bing (24%) et Twitter 8%. Un résultat qui indique que malgré la suprématie de Google sur la recherche en ligne, les malwares s'incrustent de plus en plus sur les moteurs moins utilisés.

Le nombre de malwares trouvés quotidiennement sur les moteurs de recherche aurait augmenté de 55 % en l'espace de 6 mois, passant de 145,7 en juin 2010 à 226,3 fin 2010. Les requêtes populaires sont logiquement les plus exposées.

20% d'attaques en plus via Twitter
Barracuda Labs a également analysé 26 millions de comptes Twitter « légitimes et malveillants ». Cette étude a permis, entre autres, « d'identifier les fonctionnalités qui témoignent de l'utilisation illégitime d'un compte ».

Principal fait marquant : le taux de cybercriminalité sur Twitter a augmenté de 20 % entre le premier semestre 2010 et le deuxième semestre 2010, passant de 1,6 % à 2 %. Une augmentation qui s'explique par le surcroît d'activité des utilisateurs "occasionnels". « L'activité malveillante augmente proportionnellement à l'activité des utilisateurs et leur implication », indique le rapport.

En savoir plus
Le rapport 2010 sur la sécurité informatique de Barracuda Labs