Serveur de messagerie : l'embarras du choix pour les PME

Serveur de messagerie : l'embarras du choix pour les PME
Cegid, un éditeur de logiciels de gestion vient d'annoncer il y a une semaine la sortie d'une nouvelle suite de logiciels et de serveurs de messagerie. Disponible en mode hébergé et intégrant un mode collaboratif permettant le partage des données dans l'entreprise, la suite Cegid Hosted Exchange débarque sur un marché hyperconcurrentiel ou il devra faire sa place entre les mastodontes Microsoft Exchange et Domino et compter avec des challengers comme Google. Pour les PME, pas facile pourtant de différencier les solutions. On vous explique tout !

Pas facile en effet de faire son choix parmi tous les services de messagerie qui émergent peu à peu... surtout quand on n'y connaît pas grand-chose ! Cegid vient de sortir sa solution, un véritable package qui comprend un serveur Exchange Hosted Mail ouvrant un espace de 200 Mo de stockage par boîte e-mail, une possibilité de passer à 500 Mo et de sauvegarder ses mails via l'offre Hosted Exchange Organizer. Le troisième volet de l'offre baptisé Hosted Exchange Teamwork, permet de partager les e-mails, agendas et autres tâches et contacts d'être partagés entre plusieurs collaborateurs. Le service commercialisé par Cegid est en fait construit sur une architecture Orange. Kezako ?

Dans cette solution l'architecture du système d'information (le serveur de messagerie en cloud) a été bâtie par Orange Business Service. Cegid s'est ensuite basé sur l'infrastructure proposée par Orange Business Services et y a ajouté des briques logicielles pour proposer des fonctionnalités supplémentaires, comme la possibilité d'avoir accès aux informations partagées depuis son smartphone par exemple. Dans ce cas précis, toutes les données seront hébergées par Cegid, qui s'occupe du déploiement de la solution et éventuellement de l'hébergement des données sur ses propres serveurs.

Une deuxième catégorie de système de messagerie permet aux grosses structures d'héberger les solutions sur leurs propres serveurs. C'est le cas des serveurs Domino intégré dans les solutions Lotus Notes, par exemple. Le serveur de messagerie Domino est alors déployé sur les serveurs de l'entreprise et peut être combiné à Lotus Notes

Du côté des logiciels libres, des architectures comme Zimbra, développé en Ajax, peut aussi être déployé sur les serveurs de l'entreprise. Zimbra permet par exemple une gestion assez fine des carnets d'adresses partagés. Le FAI Free a par exemple fait migrer tous son webmail sous une architecture Zimbra dès l'année dernière.

Un webmail... quoi qu'est ce ?
Mais si ces systèmes sont particulièrement bien adaptés aux grands comptes qui disposent d'une DSI (Direction des systèmes informatiques), ils sont de facto surdimensionnés pour les PME et les TPE ! Trop grands, trop chers et trop compliqués à manager, ces solutions sont mal adaptées aux petites et moyennes structures. Pas question pour autant de jeter l'outil à la poubelle ! De plus en plus de prestataires de services proposent des offres packagées se basent sur des infrastructures Lotus Domino ou Microsoft Exchange et sont en mesure de proposer un hébergement des données externalisés, abaissant ainsi le coût de la solution. C'est notamment le cas de Cegid qui s'est basé sur une infrastructure conçue par Orange Business Service et propose le déploiement de la solution sur ses propres serveurs.
Des solutions comme Microsoft Exchange peuvent aussi être déployées sur des « petits » serveurs internes à l'entreprise. Mais la tendance lourde reste au cloud-computing. Et de ce côté-là, le géant Google Entreprise a réussi son offensive en affichant à son tableau de chasse des clients comme Valeo. Peu coûteux pour les petites entreprises, sa prise en main est simple et le service de messagerie est accompagné d'un pack de services de connexes qui comprennent aussi bien la sauvegarde des mails qu'une ouverture vers l'univers du travail collaboratif.

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