Grosse concurrence chez les petites URLs

Grosse concurrence chez les petites URLs

La guerre des raccourcisseurs d'URL aura-t-elle lieu ? Après l'avoir ouvert en bêta-test en décembre dernier, Google a généralisé vendredi l'accès à son service de raccourcissement d'URL goo.gl. En août, c'était Twitter qui inaugurait son raccourcisseur t.co. Facebook, a lui aussi pris le train des URLs raccourcies via son service fb.me. Une véritable course dont les réseaux sociaux sont les challengers, car pour les pros, la bataille se joue surtout sur les services associés aux différentes plateformes.

Vous les aviez sans doute vu passer sur Twitter ou sur Facebook... sans pour autant en générer à votre tour. Réservé à un cercle de bêta-testeurs depuis décembre dernier, le service de raccourcissement d'URL goo.gl vient d'être très officiellement lancé vendredi dernier. Le géant de Mountain View a ouvert les vannes de son service Google URL Shortener. Parti un peu en retard dans la course, le moteur de recherche a misé sur la sécurité de liens générés et sur quelques fonctionnalités portant notamment sur le nombre de clics effectués sur l'adresse raccourcies, pourvu que vous soyez enregistré avec un compte Google.

Des atouts bien maigres pour le moment, tant la concurrence est rude sur les raccourcisseurs. Car bien avant Google, des services comme Tinyurl ou bit.ly avait déjà senti que si les services proposant diffuser des messages courts, comme Twitter, se développait, les adresses à rallonge constitueraient un véritable fardeau pour les internautes. Les raccourcisseurs d'URL sont vite devenus indispensables sur une plateforme comme Twitter, dont les messages sont limités à 140 caractères.
Pourtant, les liens courts ont vite été mis à l'index, en raison des défaillances de sécurité qu'ils présentaient. Pas facile, pour les internautes de distinguer un lien « fiable » d'un lien malveillant.
A tel point que même l'éditeur d'antivirus McAfee s'est mis à proposer un service de raccourcissement d'URL, qui se veut plus sécurisé.

Bit.ly, le roi des raccourcisseurs
Mais malgré l'arrivée de grands acteurs du web tels que Google, Facebook ou Twitter, le service bit.ly semble toutefois conserver une longueur d'avance sur ses concurrents. Il faut dire, qu'il a été l'un des premiers à proposer le raccourcissement des URLs. Depuis, bit.ly a compris qu'il lui faudrait proposer des services associés pour capter les professionnels. Il a donc très vite proposé des services d'analyse assez rudimentaires au grand-public, comme le nombre de clics sur les liens ou les tweets dans lesquels le lien est apparu. Mais depuis quelques mois, bit.ly est passé à la vitesse supérieure en proposant une version professionnelle. Le raccourcisseur offre maintenant un véritable tableau de bord qui permet de véritablement tracer les liens, à l'instar d'un Google Analytics Les statistiques sont elles disponibles en temps réel.

Cerise sur le gâteau, c'est version bit.ly Pro est mise à disposition gratuitement.
La version Enterprise permet d'ajouter un tracker dans un lien et même de customiser les liens, c'est-à-dire choisir un modèle de lien raccourcisseur. Le New-York Times a par exemple choisi ce nom de domaine raccourci : nyti.ms . Ces deux fonctionnalités, sont elles fournies avec la version Enterprise facturée à 995$ (717,39€) par mois. Une clé API et la reconnaissance des liens dans les clients de Twitter, comme Tweetdeck ou Hootsuite est incluse dans la version et le client peut intégrer autant de domaines et sous-domaines qu'il le souhaite.

Google, qui a déjà ses outils d'analyse développé grâce à son Google Analytics pourrait bien répliquer dans quelques mois...
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