Applications mobiles : la fin du duel iPhone-Androïd ?

Applications mobiles : la fin du duel iPhone-Androïd ?
Souvenez-vous, c'était il y a trois ans. Steve Jobs dévoilait aux yeux du monde entier l'iPhone, le premier téléphone produit par la marque à la pomme. L'idée qu'Apple, un fabricant informatique se mette à vendre des téléphones constituait déjà une révolution. Mais en sortant l'iPhone, Apple a aussi ouvert la voie au marché des applications ! A tel point qu'aujourd'hui Google et son OS Androïd, Nokia ou en encore Windows Mobile se sont eux aussi engouffrés dans la brèche ! A l'heure où HTC annonce la sortie de deux smartphones sous Androïd, pas facile pour les développeurs qui souhaitent publier leurs applications de faire le choix de l'une ou l'autre des plateformes.

Avec ses 300 000 applications, l'App Store d'Apple fait figure de leader dans le petit monde des market-places pour mobile. Il faut dire la firme de Cuppertino a fait de son App Store un des leviers de sa croissance... et elle a bien fait ! Car les possesseurs d'iPhone sont des clients plutôt fidèles : plus de la moitié d'entre eux (56%) téléchargent au moins une application par mois, selon une étude publié par Forrester sortie fin juin. Un très bon résultat pour Apple quand on sait que seul le quart des possesseurs de smartphones (toutes marques confondues) téléchargent au moins une application par mois.

Pas étonnant, au vu de ces chiffres, que les marques et entreprises préfèrent proposer leurs applications sur l'App Store en priorité. Pourtant, à y regarder de plus près, le choix de l'App Store n'est pas forcément le plus avantageux. Car en tant que leader, Apple ne se prive pas vraiment d'imposer ses conditions aux développeurs. Steve Jobs est plutôt adepte des formats fermés... et l'App Store n'échappe pas à la règle ! Les développeurs doivent impérativement développer dans les standards d'Apple et ne doivent pas espérer réutiliser une partie de leur code pour ensuite publier leur application du l'Androïd Market. Apple est aussi réputé pour la rigidité de son système de validation : les conditions de publications sont très strictes, le délai de validation peut atteindre quelques semaines. Et si par malheur votre application est refusée, Apple ne vous en dédommagera qu'à hauteur de 50€... et ce même si vous avez payé un développeur pendant plusieurs semaines !

Androïd, plus ouvert... mais moins sécurisés
En matière de compatibilité et de vitesse de publication des applications, Androïd semble décrocher la palme. La market place de Google est beaucoup plus ouverte que celle d'Apple. La validation des applications y est beaucoup plus rapide et une fois développée pour Androïd, l'application peut ensuite être publiée sur l'Ovistore de Nokia ou sur la marketplace Samsung Apps. Le coût de développement de l'application est donc plus vite amorti. Depuis début juillet, Google a en plus mis sur le marché un kit de développement simplifié pour Androïd, l'App Inventor, qui permet aux néophytes de créer leurs propres applications. Mais l'outil, aussi intéressant soit-il, ne permet de développer des applications très élaborées. Reste qu'Androïd, peu contraignant dans la publication des applications, laisse régulièrement passer des applications malveillantes. Dernier point, et non des moindres, le catalogue d'applications Androïd est trois fois moins important que celui de l'App Store (90 000 applications en juillet dernier). Malgré les avantages que propose la plateforme, elle offre une force de frappe bien moindre que l'App Store.

Tout le monde d'accord avec le HTML5
Et si finalement, le HTML5 mettait tout le monde d'accord ? L'arrivée progressive de ce nouveau langage de développement semble être accueillie avec bienveillance par les principaux acteurs du marché. Il permettrait à Apple de contourner son problème de support du flash et offrirait de nouvelles possibilités en termes de rich-media, notamment. L'arrivée du HTML5 semble aussi être une aubaine pour RIM-Blackberry. Le fabricant canadien, affiche un catalogue de 10 000 applications bien maigre par rapport à ceux des ses concurrents. Blackberry, en pleine conquête du marché des particuliers, y voit un moyen simple et économique d'étoffer son AppWorld.

Le support du HTML5 simplifiera aussi le travail des développeurs, puisque le langage serait compatible avec toutes les plateformes.