Hadopi : le mode d'emploi distribué aux péages autoroutiers


La Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), organisme chargé de mettre en oeuvre la loi Création et Internet contre le téléchargement illégal, lance sa première campagne d'information. A quelques semaines de l'envoi des premiers mails aux contrevenants, ce sont 260.000 dépliants qui vont être distribués au public les deux derniers week-ends d'août aux péages des autoroutes.

Cette action de sensibilisation se déroulera les week-ends des 20 au 22 août, et des 27 au 29 août dans différents péages autoroutiers. 260.000 dépliants explicatifs seront distribués aux vacanciers, "soit plus de 830.000 contacts potentiels", estime la Haute autorité.
Dans un communiqué, Hadopi explique ce choix par la forte affluence aux péages dans la période de retour des vacances. La distribution de dépliants permettrait de toucher le grand public, aussi bien les adultes que les jeunes.
Le dépliant en question se présente comme un mode d'emploi de l'Hadopi. Un premier volet aborde la question du respect des droits des créateurs et l'intérêt de télécharger des oeuvres de manière légale, et un second explique pourquoi et comment sécuriser sa connexion Internet. Enfin, un schéma central explique le fonctionnement de l'Hadopi et les risques encourus par les internautes qui téléchargent illégalement.
L'Hadopi a pour mission de favoriser et d'encourager l'offre légale de contenus sur Internet, et de lutter contre les internautes contrevenants. Ces derniers seront d'abord avertis par e-mail, puis par lettre recommandée en cas de récidive. En cas de troisième infraction, l'internaute risque une suspension de son abonnement Internet, ainsi qu'une amende pouvant aller jusqu'à 300.000 euros, assortie d'une peine de prison pour les plus gros pirates.
Par ailleurs, l'abonné reconnu coupable de négligence caractérisée risque une amende de 1.500 euros, qui peut être doublée en cas de récidive (3.000 euros), voire multipliée par cinq (7.500 et 15.000 euros) pour les personnes morales. L'abonné peut également être condamné à une suspension de son accès Internet pour une durée maximale d'un mois.
Les premiers courriels d'avertissement devraient envoyés aux contrevenants dès le mois de septembre.