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Emploi : les candidats recalés, une menace pour l'e-réputation des entreprises ?

CommentCaMarche - lundi 28 juin 2010 - 10:31
Emploi : les candidats recalés, une menace pour l'e-réputation des entreprises  ?
Le groupe britannique SHL, prestataire de services d'évaluation professionnelle, vient de livrer les résultats d'une enquête sur les méthodes de recrutement des entreprises et l'impact de celles-ci sur leur image. Réalisée en mars par l'agence de marketing “Opinion Matters” auprès de 1600 participants dont un pannel de 511 recruteurs, cette enquête révèle que ces méthodes -rendues plus complexes par la crise économique et l'afflux de candidats à l'emploi- ont des conséquences négatives sur leur e-réputation. En effet, saturées de demandes, les DRH auraient de plus en plus de mal à recruter les bons candidats et à établir une suivi de qualité avec les “recalés”. Un “manque de considération” qui pousserait ces derniers à boycotter la marque et à diffuser un opinion négative de celle-ci, notamment via les réseaux sociaux.

Des DRH surchargées et moins efficaces
L'enquête de SHL révèle tout d'abord que face à l'afflux de candidatures, un quart des employeurs ont dû resserrer leurs critères de sélection afin d'identifier les meilleurs candidats, entraînant une surchage pour les DRH. 70% d'entre des recruteurs ont ainsi introduit de nouvelles méthodes de “filtrage” à la première étape du traitement des candidatures, telles que des exigences de qualification supérieures. Davantage de travail pour les DRH donc, qui affecte la qualité des procédures de recrutement et de suivi des candidatures : ainsi, par manque de temps ou d'organisation, 19% des recruteurs interrogés affirment ne pas accuser réception des candidatures, tandis que 17% d'entre eux indiquent ne pas avoir le temps de faire de retour auprès des candidats vus en entretien. Une “négligence” qui aurait plusieurs effets néfastes directs : elle découragerait les candidats et augmenterait le temps de vacance des postes à pourvoir.

Les candidats ignorés par l'entreprise prêts à la “boycotter”
Compte tenu du nombre de candidatures reçues -croissant avec la vague de licenciements récents- ce phénomène aurait également des répercussions indirectes sur l'image de l'entreprise, les “candidats déçus” se transformant en clients mécontents. Ainsi, un quart des 25-34 ans interrogés seraient prêts à changer leurs habitudes de consommation en “boycottant” les produits/services de l'entreprise fautive, et en partageant leur opinion négative avec leurs amis via les réseaux sociaux.

Pour David Leigh, CEO du Groupe SHL, les entreprises doivent tout particulièrement soigner leur politique RH : “Avec un taux de chômage élevé, moins de postes et beaucoup plus de candidats, les entreprises éprouvent logiquement plus de difficultés à sélectionner les bons profils. Mais il est important qu'elles les surmontent et traitent les candidats de manière plus juste (…). S'il est facile d'écarter les profils qui ne conviennent pas, les employeurs ne doivent pas oublier que les candidats recalés sont aussi des clients potentiels.”

Les nouvelles solutions d'e-recrutement, une réponse adaptée ?
Pour les DRH, l'enjeu se recentre donc sur la necessité d'améliorer leur méthode de recrutement et leur “feedback” aux candidats, vecteurs d'opinions négatives. Une opportunité pour les nouvelles plateformes d'e-recrutement, censées permettre aux entreprises d'accélérer la sélection et le suivi des candidatures : à l'image de la plateforme de visio-entretien “CVdunet”, dédiée au recrutement des cadres.

Après la relation clients, la “relation candidats” est-elle un nouveau terrain de bataille pour l'e-réputation des entreprises ?
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