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Frédéric Loos, Paybox Services : « Se poser la question de la dépendance technique »

CommentCaMarche - vendredi 5 février 2010 - 11:32
Frédéric Loos, Paybox Services : « Se poser la question de la dépendance technique »
Créée il y a 10 ans, la société Paybox Services est l’un des acteurs majeurs dans le monde des solutions de paiement en ligne. Son créneau : les Terminaux de Paiement Electroniques virtuels. La société francilienne détient aujourd’hui 25 % des parts de marché en France sur ce secteur et équipe aussi bien les poids-lourds du secteur comme MisterGoodDeal et Sephora, que les e-commerçants plus petits. Frédéric Loos, le directeur commercial de Paybox Services nous dit tout, ou presque, sur les solutions de paiement en ligne.

CCM – Aujourd’hui, quels solutions de paiement en ligne sont à la disposition des commerçants en ligne ?


FL – Lorsqu’ il se lance dans la vente en ligne, le commerçant doit en effet permettre à ses clients de le régler à distance. Comme dans le monde physique, il doit se doter d’un contrat monétique auprès de sa banque pour avoir le droit d’encaisser des cartes et ensuite s’équiper d’un terminal de paiement souvent nommé TPE.

Dans le cas d’internet, ce même terminal est dématérialisé. Paybox fait partie des opérateurs de paiement certifié par le GIE Cartes Bancaires. Comme dans un magasin physique les transactions sont encaissées chaque soir directement par le commerçant. Nous ne sommes qu’un opérateur technique, tout comme l’est le TPE physique sur le comptoir de magasin.

On va aussi avoir des solutions comme PayPal ou HiPay, qui ne nécessitent pas d’être titulaire d’un contrat monétique, mais qui vont plutôt être réservées aux entreprises qui débutent et qui ont une visibilité réduite de la progression de leur business.

CCM – Vous n’êtes pas une banque… et pourtant vous proposez des solutions qui permettent de payer en ligne. A quel moment de la chaîne de paiement intervenez-vous ?


FL – Paybox intervient après la validation de la commande et après avoir renseigné ses coordonnées. A ce moment là, l’acheteur bascule sur les serveurs Paybox et nous l’accueillons sur la page de saisie de sa carte habillée aux couleurs du site marchand. Si le commerçant le permet nous affichons la liste des méthodes de paiement que le commerçant accepte au-delà des cartes bancaires traditionnelles. Nous passons ensuite la carte par différents filtres de contrôles anti-fraude et allons interroger la banque pour autoriser ou refuser la transaction. Bien sûr, tout cela se passe dans un environnement sécurisé !

CCM – Mais les banques elles-mêmes proposent ce type de service, non ?

FL – Oui, certaines banques ont packagé un service de paiement sur internet à leurs couleurs, mais ces-mêmes services sont en fait opérés techniquement par des sociétés comme Paybox en marque blanche. Il est également important de savoir qu’un commerçant n’est pas obligé d’adopter la solution proposée par sa banque et est donc libre de choisir son terminal de paiement virtuel. Le rôle premier de la banque est de délivrer à son client commerçant le fameux VAD « contrat monétique de vente à distance» et d’assurer la compensation des flux monétiques. « L’installation prend de 20 minutes à une demi-journée »

CCM – Sur quels critères s’appuyer lors du choix de la solution de paiement?

FL – Le commerçant va principalement devoir se poser 3 questions avant de choisir sa solution. La première va être de se demander si il veut être dépendant techniquement de sa banque. S’il retient la solution technique de sa banque, cela voudra dire qu’il ne pourra pas changer d’établissement sans avoir à changer son module de paiement et être facturé des frais associés.

La deuxième question à se poser ce sont les fonctionnalités qu’il souhaite avoir. Concrètement, ca va être la possibilité d’annuler et rembourser totalement ou partiellement, débiter à la livraison, proposer le 3 fois sans frais. Il y a également les moyens de paiement qu’il va proposer à ses clients. On va avoir des solutions basiques, où le client ne pourra payer qu’avec une Mastercard ou une Visa.

Chez Paybox nous donnons accès à plus de 20 moyens de paiement comme Cofinoga, ou les cartes Kadeos et même PayPal par exemple ainsi que dans 52 devises.

Enfin, la tarification du service est à prendre en compte. Lorsque vous passerez un contrat monétique avec votre banque, selon ce que vous négociez, vous devrez lui reversez une commission allant de 0.6% à 1% de la transaction effectuée. Il faudra ensuite ajouter là-dessus la facturation de la transaction pour les frais liés à l’utilisation du terminal virtuel.

CCM – Justement, à quel montant sont facturés vos services ?

FL – Chez nous c’est un coût fixe, nous facturons 7 centimes par transaction quel que soit son montant. Les 100 premières transactions du mois étant offertes au sein de notre abonnement mensuel facturé à 24 Euros.

CCM – Concrètement, si un commerçant vient vous voir pour installer une solution de paiement sur son site, comme ça se passe ?

FL – Cela va se passer en trois étapes. Nous effectuons préalablement une étude gratuite des ses besoins et nous sommes force de conseil sur ce sujet complexe de la monétique. Ensuite, le commerçant doit venir nous voir avec un contrat monétique, qu’il aura négocié avec sa banque. C’est obligatoire et on ne pourra pas faire sans. Pour finir cela va très vite, il suffit d’intégrer notre module dans son site et d’habiller la page de paiement aux couleurs souhaitées, ce qui peut prendre20 minutes à une demi-journée, en fonction des habitudes du webmaster.

CCM – Comment sont distribuées vos solutions ?

FL – Nous avons 3 circuits de distribution : commercialisation en direct, via un réseau de partenaires intégrateurs et agences web mais également au travers de banques en marque blanche ou marque Paybox.


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