Spam : facture vraiment salée pour les entreprises

Spam : facture vraiment salée pour les entreprises
Revoilà le spam sous les feux des projecteurs : entre l’aide de 32 000€ allouée par le gouvernement français à la plate-forme « signal spam », l’amende record contre le « roi du spam » au profit de Facebook (711 millions de dollars) en novembre et la période de Noël propice aux abus marketing, décidément, le spam fait sa star.

En face, ce sont les entreprises qui trinquent : la facture spam s’élèverait à plus de 130 milliards de dollars cette année d’après une étude de Ferris Research. Sans parler du coût écologique. Alors, on fait quoi pour limiter la casse ?


D’abord, on peut peut-être participer à l’effort collectif de lutte contre le spam à travers cette plate-forme « signal spam », un dispositif financé à la fois par des acteurs privés et publics, comme la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté). En fonctionnement depuis mai 2007, il permet à tout un chacun de signaler de façon anonyme un email qu’il considère comme un spam. Le signalement est ensuite étudié et des enquêtes sont menées auprès des entreprises émettrices des emails dites de prospection avec à la clé, des amendes.

La facture, c’est l’entreprise qui la paie !

Supprimer une bonne dizaine d’emails non désirés de sa boîte de réception chaque jour, cela peut paraître un détail, une broutille, quelques secondes dans la journée. Mais non.
Les différentes études chiffrent entre 10 et 20 spams reçus par jour par chaque poste utilisateur.

Recevoir, lire, déplacer, signaler comme spam, supprimer : ce processus 20 fois répété pèse significativement sur la productivité des collaborateurs de l’entreprise. Cette baisse de productivité est l’un des coûts les plus faramineux du spam. Plus difficile à chiffrer, la perte de concentration et l’énervement induits par ces emails inutiles sont tout autant préjudiciables à la réussite d’une journée de travail.

Autre poste à souffrir du spam, les infrastructures : bande-passante, stockage, serveurs. Que de services mis à disposition et « squattés » par des flux inutiles.

Cerise sur le gâteau, l’investissement obligatoire dans les outils anti-spam, qu’il faut bien sûr installer, configurer, mettre à jour, dépanner. Et voilà comment on en arrive à plus de 100 milliards de dollars de dépenses causées par le spam.

Quelles solutions d’entreprise contre le spam ?

La première des démarches est de faire installer des programmes antispams sur chaque machine de l’entreprise. Vous pouvez découvrir des de sécurité dans la partie téléchargement de Commentçamarche.net.

Un code de bonne conduite peut être édicté au sein de l’entreprise, voire même une formation pour toutes les personnes ayant accès à un ordinateur. Il faut aider ses collaborateurs à adopter les bons réflexes face au spam. Parmi les règles de base :

- ne pas ouvrir les mails considérés comme des spams
- ne pas cliquer sur les liens proposés
- systématiquement signaler à son logiciel de messagerie les mails considérés comme des spams
- ne pas faire « répondre à » aux spams

De nouvelles solutions ?

Sur le blog d’Orange pro, Yann Gourvennec traite assez bien la question du coût du spam, précisant également son coût écologique. En conclusion, il évoque une solution nouvelle : faire payer les emails, un peu comme le timbre pour les lettres postales… pas sûr que cette solution reçoive une adhésion joyeuse…