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La virtualisation et le Cloud bouleversent le monde de l’hébergement

CommentCaMarche.Pro - lundi 2 novembre 2009 - 16:58
La virtualisation et le Cloud bouleversent le monde de l’hébergement
Le cabinet d’analyse Markess International vient de publier une étude intitulée « Approches d’hébergement avec le Cloud Computing & la virtualisation- Référentiel de pratiques ». De quoi mettre en lumière les profondes modifications qu’apportent ces technologies à l’hébergement des infrastructures et des applications informatiques.

L’hébergement des infrastructures et applications informatiques ne cesse de progresser dans le budget informatique des entreprises. Qu’on en juge : 15% en 2009 pour 50% des sociétés interrogées. Et cette part de bondir à 25% chez celles qui sont spécialisées dans des domaines où l’informatique, et notamment le web, est au cœur de l’activité : e-Commerce, fournisseurs d’applications en mode SaaS (Software as a Service), opérateurs de services… Avec la crise économique (62% des entreprises interrogées accusent un budget en baisse), la tendance à l’hébergement externalisé devrait s’accélérer. « C’est même l’opportunité de réduire les coûts, tout en accroissant l’efficacité des systèmes d’information », explique Emmanuelle Olivié-Paul, directrice associée de Markess International. Il s’agit alors de mieux répondre à des enjeux comme l’administration simplifiée et la gestion plus efficace des environnements informatiques, l’amélioration de la continuité de service et de la performance des environnements informatiques lors des pics de montée en charge…
De la virtualisation au Cloud. Dans ce contexte, 56% des 150 organisations interrogées mentionnent utiliser déjà à la virtualisation dans le domaine de l’hébergement de leurs infrastructures et applications informatiques cette année. « D’ici 2011, elles devraient être plus de deux sur trois à recourir à ces services et plus de quatre sur cinq au-delà de 2011 », ajoute Emmanuelle Olivié-Paul. Dans le sillage des serveurs (90% des usages de la virtualisation), elles s’attellent maintenant aux environnements de stockage (54%) et au poste de travail (32%). A noter : 30% d’entre elles souhaitent virtualiser leur environnement applicatif. Ce qui préfigure, à côté du IaaS (Infrastructure as a Service) une forme ou une autre d’évolution vers le PaaS (Platform as a Service) et le SaaS (Software as a Service).
Cependant, passer de la virtualisation juqu’au Cloud Computing, le chemin est long. En effet, moins de 10% des 150 entreprises interrogées recourent déjà à des services de Cloud Computing dans le domaine de l’hébergement de leurs infrastructures et applications informatiques. « D’ici 2011 et au-delà, elles devraient porter un intérêt de plus en plus accru à ces services puisque, selon le type envisagé (Cloud interne, privé externe ou public), elles devraient être entre une sur deux à une sur trois à y avoir recours », pronostique Emmanuelle Olivié-Paul. Certes, la tendance semble plus favorable au Cloud Computing privé interne (60%). Cependant, les entreprises devraient combiner les solutions. En faisant al part entre besoins standards et banalisés sans enjeux critiques et besoins plus complexes et critiques. Une chose est sûre : le futur modèle sera mixte.
Point d’inflexion. « Jusqu’ici, le monde des infrastructures, rigidifié par des investissements lourds à moyen et long termes, et celui des applicatifs, plus flexible et en perpétuelle évolution, ont tenté de cohabiter », commente Emmanuelle Olivié-Paul. « Avec la virtualisation et le Cloud Computing, l'infrastructure s’adapte désormais aux environnements applicatifs. » Une véritable rupture ! Conséquence, la mise en place de SLA (Service Level Agreement ou engagement de niveau de service) porte désormais sur l'application et non plus seulement sur les infrastructures. Du coup, de nombreuses entreprises, aujourd’hui réfractaires à l’hébergement externe, envisagent d’externaliser l’hébergement de leurs infrastructures, voire de leurs applications.
Craintes sur la confidentialité des données. Cependant, les critiques fusent à l’égard Cloud Computing. A commencer par la confidentialité, la récupération et la sauvegarde des données (31%), la garantie de continuité de service et la qualité de service (28 prôine % chacune), la fiabilité des connexions (23%) et la dépendance aux fournisseurs (20%). A cet égard, le manifeste de l’initiative internationale Tiolibre www.tiolibre.com), non mentionné par l’étude de Markess International, propose une éthique du SaaS : un accès intégral aux données brutes sans passer par un format propriétaire et fermé des données ; l’accès au code source de tous les logiciels applicatifs SaaS pour se prémunir des bouleversements du fournisseur (disparition, rachat, changements de stratégie marketing...) ; l’absence d’entrave à la libre concurrence pour favoriser le fournisseur qui travaille mieux pour moins cher ; liberté pour le client de pouvoir importer l’application SaaS en mode licence sur ses propres serveurs.
Néanmoins, loin d’être rédhibitoires, les craintes des entreprises conditionnent le périmètre de déploiement de leurs projets de Cloud Computing vers des solutions de Cloud interne à 60% cette année - ou avec le projet de le faire d’ici 2011 et au-delà. Et à 52% en Cloud dédié ou en privé externe. Pour 54% des entreprises, le Cloud public ne présente aucun intérêt. Et Emmanuelle Olivié-Paul d’estimer : « Avec un total de 2.300 millions d’euros pou 2009, dont 800 millions pour l’hébergement externe d’applications et d’infrastructures et 1.500 millions pour les services de Cloud Computing incluant le SaaS, le marché français de l’hébergement virtualisé et du Cloud Computing est très dynamique. Il devrait connaître une forte croissance d’ici 2011. »
Vers de nouveaux acteurs locaux. Autre point saillant de l’étude de Markess International, la multiplication des acteurs de l’hébergement virtualisé. Les entreprises interrogées mentionnent recourir à 62 prestataires. Les plus importants, en France, étant (dans l’ordre décroissant) IBM, Orange Business Services, Atos Origin, EDS/HP, Google, OVH, Amazon, Capgemini, Microsoft, Oceanet Technology, Prosodie... Dans leur sillage, et dans celui des leaders mondiaux comme Amazon, Google et Salesforce, se multiplient les éditeurs qui portent leurs solutions en mode SaaS et des éditeurs SaaS ‘‘Pure Players’’. « Il y aura aussi des acteurs locaux », prophétise Emmanuelle Olivié-Pol. A cet égard, citons Lost Oasis à Marseille, hébergeur Cloud en logiciel libre, et Tiolive, éditeur d’un PGI (Progiciel de gestion intégré) également en logiciel libre et hébergé gratuitement.

Pour en savoir plus :
http://www.markess.fr
http://www.tiolibre.com
http://www.tiolive.com

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