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Laurent Poirot, Panasonic : La migration vers un PABX changera les habitudes de travail

CommentCaMarche - jeudi 29 octobre 2009 - 19:06
Laurent Poirot, Panasonic : La migration vers un PABX changera les habitudes de travail
Pour bien des entreprises, la migration vers un IPBX est une étape délicate. Pas facile d’analyser ses besoins et de vérifier son équipement interne. Laurent Poirot, responsable de la division PABX chez Panasonic, nous donne un to-do list des points à vérifier avent de migrer.

CCM – IPBX, PABX… on s’y perd parfois. Quelle différence peut-on faire entre ces deux termes ?

LP – On va dire qu’on utilisait le terme de PABX quand la voix sur IP n’était pas beaucoup utilisée et qu’on utilisait encore des réseaux analogiques ou des réseaux du type Numéris. Aujourd’hui, on parle d’IPBX, parce qu’à la fois les lignes extérieures et les terminaux extérieures ont évolué et qu’on utilise, justement, la voix sur IP. Dans tous les cas, l’IPBX comme le PABX désignent des systèmes qui permettent à la fois à un appel entrant d’être commuté sur la ligne demandée ou dispatché sur d’autres postes mais aussi de communiquer en interne.

CCM – De nombreuses entreprises sont passées ou envisagent un passage à la Voix sur IP aujourd’hui, pourquoi ?

LP – C’est vrai que c’est devenu un véritable leitmotiv pour les entreprises aujourd’hui, tout simplement parce qu’elles y voient les économies qu’elles pourraient faire. En analogique, vous êtes facturé à l’appel. La VoIP permet de payer ses communications au forfait et ainsi de maîtriser ses coûts. Ca revient en général à beaucoup moins cher que de passer par une ligne analogique.

« Si le réseau n’est pas aux normes, la facture de la migration peut grimper de l’ordre de 30% à 40% »

CCM – Justement, certains opérateurs proposent de recevoir ses appels sur son ordinateur, d’autres sur le téléphone. Quelle est la différence entre ces deux systèmes ?


LP – Effectivement on va avoir, en gros deux systèmes. Ce que nous nous allons appeler la Voix sur IP, qui permet de passer d’un réseau traditionnel vers l’IP.
Et un autre système qu’on va appeler les Soft-phones et qui permet d’appeler depuis son PC. C’est quelque chose qui sera de plus en plus demandé, car cela permet d’appeler en mode intégré, c'est-à-dire de partager cette fonctionnalité avec d’autres applications comme Outlook ou un logiciel CRM. Vous pouvez, renseigner le numéro de téléphone dans la fiche de votre contact sur Outlook et l’appeler directement depuis la fiche.

CCM – La migration vers l’IPBX est souvent une étape délicate. Quels sont les points clés à vérifier pour que tout se passe bien ?


LP – Il faut pour commencer par vérifier sa connexion internet ! L’entreprise devra avoir l’ADSL avec un débit garanti. Certains opérateurs, peu scrupuleux, proposant la Voix sur IP oublient de les donner. Si le débit est trop faible, la qualité des communications est altérée ou elles peuvent tout simplement couper. Ensuite, il faut que son réseau, en interne soit bien dimensionné à l’intérieur de l’entreprise. Il ya des pré-requis technique : il faut minimum des câbles de catégorie 5, aux normes. Si le réseau n’est pas aux normes, il faut le reconstruire et la facture de la migration peut grimper de l’ordre de 30% à 40%.
Ensuite, chaque poste étant raccordé à un switch, il faut que le poste qui va être raccordé au réseau dispose bien d’une prise POE (Ethernet), s’il n’y a nécessité d’être branché sur un poste informatique.

« La migration vers un PABX changera forcément les habitudes de travail des employés »

CCM – Et au niveau de l’organisation du travail?

LP – La migration vers un PABX changera forcément les habitudes de travail des employés. Une analyse des besoins au sein de l’entreprise est bien sûr nécessaire. Nous sommes aujourd’hui dans une phase de renouvellement des postes est assez simple : on se base sur les anciens postes pour le remplacement, mais il faut tout de même faire un audit, car de nouveaux besoins peuvent apparaître.
Dans tous les cas, il faudra bien sûr que les employés soient formés, et informés de l’intégration d’un PABX… parce ce sont eux qui vont s’en servir.

CCM – Justement, quels grands types de besoins peut on constater ?
LP – On va effectivement avoir plusieurs grands types d’utilisateurs : on va avoir des utilisateurs passifs qui vont se contentent de recevoir ou d’émettre des appels. On va avoir ceux qui vont devoir gérer plusieurs appels en même temps. Et enfin, ceux qui vont avoir envie de téléphone plus orienté prestiqe. Globalement, on peut partir d’un inventaire à partir de cette typologie.

CCM – La consommation électrique est-elle aussi à prendre en compte ?


LP – Oui, mais si toutes les entreprises ne pensent pas forcément à cela quand elles font leurs calculs. Chez Panasonic, c’est quelque chose auquel nous sommes assez sensibles et nous en avons tenu compte lors de la conception des terminaux. Nous avons aussi un autre volet, qui concerne cette fois le recyclage, puisque nous recyclons les anciens postes des entreprises que nous équipons. Nous leur proposons de racheter leurs anciens terminaux à 20% de la valeur du matériel que nous leur installons… c’est du gagnant-gagnant en quelques sortes.

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