Palixi fermé : quel site pour remplacer Tirexo ?
"Palixi fermé : quel site pour remplacer Tirexo ?"

Palixi fermé : quel site pour remplacer Tirexo ?

Palixi fermé : quel site pour remplacer Tirexo ?

Palixi, c'est fini ! Le site de téléchargement et de streaming illégal qui avait succédé à Tirexo a fermé définitivement, comme Zone Telechargement. Les amateurs de contenus piratés doivent se tourner vers d'autres plateformes.

Clap de fin pour Palixi. Après seulement quelques semaines d'activité, le site de téléchargement et de streaming illégal qui avait remplacé le fameux Tirexo – devenu entretemps PapaFlix – a fermé définitivement ses portes, sans laisser entrevoir un possible retour sous une autre forme, avec un nouveau nom de domaine. Palixi était devenu soudainement inaccessible le 1er juillet. En lieu et place du catalogue de contenus piratés (films, séries, logiciels, jeux, musiques, ebooks…) qui s'affichait dès la page d'accueil, on atterrit désormais sur PalixiTools, un curieux site quasi-homonyme qui propose divers outils en ligne gratuits (convertisseurs PDF, générateur de mots de passe, etc.), mais qui semble bricolé à la va-vite, comme en témoignent la finition des pages (remplies avec du latin…) et l'absence de mentions légales. Une mauvaise surprise pour les amateurs de contenus piratés qui vont devoir trouver d'autres sites de catalogage pour remplacer Palixi et Tirexo…  

Palixi : une fermeture brutale et définitive

Aucune explication n'avait été donnée pendant plusieurs jours, pas même sur le canal Telegram de Palixi, qui sert de source d'information "officielle" et sur lequel des milliers d'utilisateurs s'affolaient, craignant une disparition définitive de leur "mine d"or". Certains suggéraient une opération de maintenance temporaire, tandis que d'autres évoquaient un problème de routage. Il semblerait que le nom de domaine ait été acheté par l'éditeur d'outils, mais personne n'avait donné la raison réelle de ce changement et, surtout, aucune nouvelle adresse ne circulait encore pour accéder à Palixi. Jusqu'au soir du 4 juillet où un message posté par un certain Saul Goodman, modérateur du groupe de sicussion, a annoncé une fermeture définitive, avec une destruction de la base de données, en évoquant des menaces sur les administrateurs du site. Une information difficile à vérifier mais qui confirme ce que beaucoup redoutaient. La nouvelle a été confirmée en parallèle sur Discord, par BigZT, un des membres les plus actifs du site, qui évoque des soucis personnels et des pressions judiciaires. Impossible de savoir à ce jour si Palixi réapparaîtra sous une autre forme, avec une nouvelle adresse, comme cela a été le cas avec Tirexo – même si le message se termine par un "À bientôt peut-être"…. Seule solution pour les habitués, consommateurs de contenus illégaux : se tourner vers des sites similaires encore actifs (voir plus loin).

Palixi : un nouveau Tirexo avec une formule premium 

C'est le dernier rebondissement dans "l'affaire Tirexo", qui a débuté il y a plusieurs mois maintenant, à la fin avril. Début juin 2022, quelques semaines après sa fermeture subite, le célèbre site francophone de téléchargement et de streaming illégal changeait de nom et d'adresse pour devenir Palixi, au lieu de PapaFlix, appellation qu'il avait adoptée pour son grand retour à la fin du mois de mai. Mais cette fois, pas de modification profonde, contrairement à sa dernière réincarnation, qui avait nécessité une importante refonte avec une reconstruction complète de son catalogue. Et cette fois, tout était fonctionnel, même si le site en reconstruction évoluait assez fréquemment, avec parfois quelques bugs qui rendaient son contenu et ses outils inaccessibles temporairement.

Ainsi, hormis le nom et l'adresse, Palixi avait repris à l'identique l'interface, l'organisation, les outils et le fonds de PapaFlix. Et l'URL de PapaFlix était automatiquement redirigée vers Palixi, ce qui évitait aux habitués de se lancer dans de nouvelles recherches. Des recherches toutefois très simples, dans la mesure où même Google – qui n'hésite pourtant pas à bannir les sites de piratage de ses pages de résultats – référençait parfaitement les deux appellations… Les amateurs de films, de séries, de logiciels et d'autres contenus "gratuits" pouvaient se pouvoir se réjouir, d'autant que le site revendiquait un catalogue riche de quelque 38 000 films, 12 000 séries et 9 000 documentaires (entre autres choses), allant même jusqu'à se comparer à se comparer à Netflix, pas moins !

Par ailleurs, dans sa dernière version, Paxili innovait en proposant une formule Premium, sur abonnement payant, qui donnait accès à divers avantages, comme les liens sans publicité ou le débridage des plateformes de stockage en ligne, pour des téléchargements sans aucune limite. Trois forfaits étaient disponibles, à 0,99 euro par mois, 2,49 euros par mois et 6,99 euros par mois. Une nouveauté originale, et même exclusive, qui pouvait ne pas plaire à tout le monde, à commencer par les autorités et les organismes chargés de rémunérer les créateurs et les producteurs de contenus… 

Palixi : la nouvelle nouvelle adresse de PapaFlix, ex-Tirexo

Ce nouveau changement de nom et d'adresse constitue le dernier rebondissement en date de l'histoire de Tirexo. De fait, fin mai 2022, trois semaines après sa fermeture surprise, fin avril, Tirexo réapparaissait sous un nouveau nom. Rebaptisé PapaFlix – sans doute en clin d'œil à Netflix… –, ce célèbre site francophone de téléchargement et de streaming illégal faisait peau neuve, dans une version en chantier – l'interface a évolué en quelques jours –, mais tout à fait fonctionnelle : on y retrouvait non seulement de nombreux contenus, classés par catégories, avec un moteur de recherche efficace, mais aussi des nouveautés en films et en séries. Ce sont les administrateurs de la plateforme qui l'avaient annoncé ce grand retour sur le groupe Telegram associé à Tirexo, en prévenant de la présence de quelques bugs – petits défaut qui ont disparu depuis. On ignore pourquoi le site a changé de nom le 4 juin pour devenir Palixi, dans la mesure où rien ne change en apparence. mais on peut supposer qu'il s'agit d'une mesure pour échapper aux radars d'autorités comme l'Arcom. 

Zone Telechargement : le site historique toujours fermé

En revanche, rien de nouveau pour Zone Telechargement, l'autre grand "catalogue" en ligne de contenus piratés, qui faisait office de référence dans le domaine, qui avait fermé brusquement deux jours après Tirexo, pour les mêmes raisons. Mais compte tenu de l'engouement des utilisateurs de ce genre de service, on imagine que la plateforme refera également surface prochainement, probablement sous un nouveau nom. Et le vide créé par la disparition brutale de ces deux plateformes populaires a entrainé les utilisateurs vers des sites similaires et des des clones plus ou moins aboutis. Et avec l'inflation qui frappe tous les secteurs de l'économie en ce moment, on peut supposer que certains se désabonneront des services payants comme Netflix pour se tourner vers de solutions illégales…

Fermeture de Tirexo et de Zone Telechargement : l'explication

On en sait plus sur la fermeture surprise de Tirexo et de Zone-Téléchargement. Fin avril 2022, ces deux sites francophones populaires de téléchargement et de streaming illégal ont mis brusquement la clé sous la porte, à deux jours d'intervalle, et sans avertissement, au grand dam des amateurs de contenus "gratuits". En lieu et place du traditionnel catalogue sur la page d'accueil de Zone Telechargement (Zone-Téléchargement ou ZT pour les intimes), on pouvait lire un message des administrateurs annonçant la nouvelle. Sans donner d'explication précise sur la raison de cette décision soudaine et sans laisser le moindre espoir de retour pour les habitués. "C'est sur ces quelques lignes que nous vous annonçons la fermeture du site ZT. Oui, c'est bien la fin, aucune blague, toute chose n'est pas éternelle. […] La base de donnée sera entièrement détruite et le CMS ne sera pas diffusé, il n'y aura aucune reprise ou suite", pouvait-on lire dans cette surprenante annonce du lundi 25 avril. Deux jours auparavant, le samedi 23 avril, les responsables de Tirexo diffusaient un message du même genre : "L'aventure Tirexo s'arrête là. Merci pour tout. Vous pouvez rager, hurler, nous insulter (si, si, on a droit à ça, j'ai dû enlever des commentaires, ça faisait mal au cœur), ça n'enlèvera rien de ce que nous avons fait pour nous et vous jusqu'ici. Bye." À la différence de Zone Telechargement, le catalogue de Tirexo est encore accessible, avec mais plus aucun lien de téléchargement ou de streaming n'est disponible dans les fiches. 

Une semaine après l'annonce, on en apprenait un peu plus que la raison de cette fermeture brutale. De fait, c'est l'Alliance for Creativity and Entertainment (ACE ou Alliance pour la créativité et le divertissement) qui était à l'origine de cette décision. Créée en 2019, cette organisation regroupe plus de 30 grandes entreprises mondiales de divertissement, de cinéma et de production de contenus protégés par le droit d'auteur (parmi lesquels Disney, Netflix, Warner Bros, Universal, Sky, BBC, Amazon et Hulu) dans le but de protéger leurs intérêts, en luttant notamment contre toutes les formes de téléchargement illégal. C'est elle qui aurait contacté les administrateurs des deux sites – qui totalisent tout de même plus de 30 millions de visites par mois… – en les intimant de cesser immédiatement leurs activités. Il faut croire que les arguments de l'ACE ont du être particulièrement convaincants puisque les propriétaires de ces sites situés respectivement en Tunisie (Zome-Téléchargement) et au Maroc (Tirexo) ont immédiatement baissé le rideau, de crainte sans doute de poursuites judiciaires et de (très) lourdes amendes… 

Car, sans même parler de la pression de l'ACE, Tirexo, Zone Telechargement et tous les autres sites proposant des liens vers des contenus piratés s'exposant aux foudres de l'Arcom (la nouvelle autorité qui succède à la fois au CSA et à l'Hadopi), qui mène depuis le début de l'année une chasse féroce et visiblement très efficace contre toutes les plateformes s'adonnant au "partage" d'œuvres protégées, notamment en streaming (voir notre article).  

Sites de téléchargement et de streaming illégal : la guerre des clones

On s'en doute, ces fermetures subites et quasi simultanées fin avril ont fait l'effet de véritables bombes dans le petit monde des adeptes du téléchargement "gratuit" et du streaming illégal, les deux "services" proposés par ces célèbres plateformes qui, sans héberger le moindre fichier, donnaient tous les liens permettant de récupérer des contenus de toute sorte (films, séries, émissions TV, musiques, logiciels, jeux, magazines, livres, etc.). De manière très simple et sans véritable risque, contrairement aux torrents très surveillés, grâce notamment à la technique du "direct download".

La fermeture subite de deux sites "de référence" fin avril a fait craindre un moment la fin des sites "pirates" ? La suite des événements a prouvé que les choses ne sont pas aussi simples. Car dans le milieu du téléchargement et du streaming illégal, les sites spécialisés ont l'habitude de changer régulièrement d'URL (l'adresse sur Internet) pour passer sous les radars. Et les plus populaires sont souvent imités, pour ne pas dire clonés, par des "pirates de pirates" qui souhaitent attirer des visiteurs par usurpation de notoriété. Sans compter que les "bonnes adresses" se partagent très facilement sur les blogs et les réseaux sociaux (voir notre article). En outre, quand Tirexo et Zone Telechargement sont "tombés", d'autres plateformes sont restées en activité, tels Extreme Download, Wawacity, Annuaire-Telechargement, LibertyVF, Cpasmal ou Zone Annuaire pour ne citer que les plus prisées. Sans parler des multiples clones de ces deux sites de référence, qui continuent leurs activités, en profitant du désarroi des anciens utilisateurs. Certes, il n'est pas dit que tous survivent si l'Arcom et les ayants-droits maintiennent leur pression en entamant des poursuites judiciaires et en demandant des blocages et des fermetures. Mais l'expérience montre que la chasse au piratage n'est pas simple, tant les acteurs du secteurs sont nombreux et agiles. Et même s'il devient difficile de trouver les "bonnes adresses", il semblerait que les amateurs puissent encore récupérer des contenus protégés par le droit d'auteur sans rien payer… 

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