Le bouton J'aime de Facebook intégré aux sites Web tire sa révérence
Meta va définitivement enterrer les boutons "J'aime" et "Commenter" de Facebook qui ont pullulé sur les sites Web il y a quelques années. Un changement en apparence mineur, mais qui marque la fin d'une ère.
C'est une page de l'histoire d'Internet qui est sur le point de se tourner ! Dans un billet de blog, Meta a annoncé la fin des boutons "J'aime" et "Commenter" que les administrateurs de sites Web pouvaient intégrer à leurs pages, que ce soient des articles de blog, des boutiques en ligne ou des sites d'actualité, afin de permettre aux internautes d'aimer le contenu et de le partager sur leur fil d'actualité Facebook. Il s'agissait là d'une façon de générer plus de trafic par le biais du réseau social tout en permettant aux utilisateurs de découvrir et de faire découvrir des articles. Ces petits plugins tireront donc leur révérence le 10 janvier 2026. Un changement qui peut sembler mineur, mais qui marque la fin symbolique du "Web social".
"J'aime" Facebook : une page historique du Web qui se tourne
Soyons clairs : le bouton "J'aime" ne va en aucun cas disparaître de Facebook. Cela concerne seulement le plugin social que l'on pouvait trouver sur des sites Web externes. Après la date butoir, ils seront tous réduits à une taille de 0 x 0 pixel, ce qui les rendra invisibles. Meta promet qu'il n'y aura aucun message d'erreur ou problèmes techniques risquant d'impacter négativement les sites. De plus, cela ne changera absolument rien pour les utilisateurs Facebook. Quant au module de partage du réseau social, il est maintenu.
Ces plugins, lancés en 2010, ont été une petite révolution. Ils ont transformé le Web statique en un " Web social" interconnecté, où Facebook régnait en maître bien au-delà des frontières numériques du réseau social. C'était également un outil de collecte de données très pratique, qui permettait à Meta de suivre les internautes tout le long de leur navigation sur la Toile, affinant ainsi considérablement leur profilage publicitaire. Mais ces outils sont désormais obsolètes.
Pour Meta, ces plugins "appartiennent à une époque antérieure du développement Web, et leur utilisation a naturellement diminué à mesure que le paysage numérique a évolué". Ce changement "reflète notre engagement à maintenir une plateforme moderne et efficace, capable de répondre aux besoins actuels des développeurs tout en nous permettant d'investir dans les innovations futures." S'en débarrasser permet à l'entreprise d'éliminer un potentiel problème juridique, ce type de plugin pouvant entraîner des problèmes vis-à-vis de la législation européenne. Mais c'est également une façon de concentrer ses efforts de tracking sur des outils jugés plus efficaces et mieux intégrés. Sans compter qu'aujourd'hui, le Web a changé et Facebook n'est pas l'unique porte d'entrée vers l'information.
