Messenger 2023 : un chiffrement automatique de bout en bout

Messenger 2023 : un chiffrement automatique de bout en bout

Messenger va évoluer en profondeur en 2023, avec un chiffrement automatique de bout en bout et plus convivial pour sécuriser les conversations. De quoi soutenir la comparaison avec WhatsApp, l'autre messagerie vedette de Meta ?

Nous n'y pensons pas forcément sur le moment, mais nous dévoilons de nombreuses informations sur nous-mêmes lorsque nous discutons via une messagerie instantanée, informations qui peuvent être collectées et utilisées à des fins malveillantes par une tierce personne. C'est pourquoi le chiffrement des données, qui permet de rendre les conversations illisibles lorsqu'elles transitent entre les serveurs – personne, y compris l'entreprise en charge du service, ne peut voir ou entendre ce qui est envoyé ou dit, si ce n'est les interlocuteurs –, est si important. C'est grâce à lui que la sécurité et la confidentialité des messages et des appels des utilisateurs sont assurées, de la minute où ils quittent l'appareil jusqu'à ce qu'ils atteignent celui du destinataire. Le problème, c'est que cela ne concerne pas toutes les applications.

Ainsi, dans Messenger, le chiffrement des données, qui est pourtant disponible depuis 2016, ne se fait pas de façon automatique, il doit être activé manuellement dans l'application pour chaque conversation – il faut aller dans celle-ci, appuyer sur l'icône Informations puis sur Accéder à la conversation secrète. Autant dire que peu de personnes y ont recours, d'autant que le mode chiffré ne dispose pas de nombreuses fonctions pourtant présentes en mode non chiffré – il y a de quoi en rebuter plus d'un. Un problème que Meta s'efforce de résoudre petit à petit en ajoutant de nouvelles options dans l'espoir de rendre le mode plus convivial et moins contraignant. Ainsi, la firme de Mark Zunkerberg vient d'annoncer sur son blog que la version chiffrée de Messenger bénéficie désormais de davantage de fonctions, ce qui devrait inciter plus de personnes à l'utiliser.

Messenger 2023 : vers un chiffrement convivial et par défaut

Une discussion chiffrée de bout en bout est protégée par une clé unique qui est partagée entre tous les appareils participants. Ainsi, l'appareil verrouille le message en cours d'envoi de façon à ce que seul un appareil possédant l'une des clés de la conversation puisse déverrouiller ce message. L'objectif de Meta est, sur le long terme, de rendre toutes ses messageries instantanées chiffrées par défaut – ce qui est déjà le cas pour WhatsApp – afin que les utilisateurs n'aient aucune manipulation à effectuer pour protéger leurs discussions. Un projet de longue date qui avance lentement, mais que la firme promet d'atteindre en 2023.

La nouvelle version de Messenger permettra de modifier les thèmes de la messagerie sur les discussions chiffrées afin que les utilisateurs ne soient plus obligés d'avoir un arrière-plan par défaut sur les conversations sécurisées. Elle proposera également des emojis personnalisés et permettra de définir une image de profil pour les discussions de groupes. L'utilisateur va également pouvoir partager un lien, voir sa vignette et en obtenir un aperçu. De plus, les statuts actifs/inactifs deviendront visibles. Enfin, sur l'application Android, l'utilisateur pourra accéder facilement et rapidement à ses discussions chiffrées grâce aux bulles de discussions. Bref, autant de fonctions indispensables qui étaient jusqu'ici uniquement présentes dans le mode "normal" de Messenger.

Actuellement, Meta est en train d'étendre ses tests sur l'utilisation du système de chiffrement des données de bout en bout par défaut. "Au cours des prochains mois, de plus en plus de personnes continueront de voir certains de leurs chats progressivement mis à niveau avec une couche de protection supplémentaire fournie par le chiffrement de bout en bout", explique l'entreprise. Celles-ci sont choisies de façon aléatoire, et la firme les informera le moment venu. Reste que certains gouvernements sont vivement contrariés par ce projet. C'est notamment le cas des États-Unis, qui souhaitent pouvoir enquêter sur des gangs, des terroristes ou encore des criminels en toute liberté.