Et la liberté de la presse alors ?

Delphine Lalande - mercredi 3 mai 2017 - 12:50

Et la liberté de la presse alors ?

Aujourd’hui est célébrée la Journée Mondiale de la Liberté de Presse, un événement particulièrement significatif à l’heure où celle-ci est plus que jamais menacée. Avec l’avènement des fake news et la banalisation des attaques contre les médias, Reporters Sans Frontières et l’UNESCO se mobilisent pour militer en faveur d’une arme de démocratie massive.

La très fragile liberté de la presse
Depuis la création de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse par les Nations Unies en 1993, l’indépendance des médias n’a jamais été autant menacée. “L’indice global n’a jamais été aussi élevé (3872)”, indique Reporters Sans Frontières. Fait émergent en 2017, les informations de la presse sont sans cesse prises à contre pied au sein même des démocraties. Les fake news envahissent internet, discréditant le travail des journalistes, contre qui les attaques se sont banalisées.

“L’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis et la campagne du Brexit au Royaume-Uni ont offert une caisse de résonance au “médias bashing”, aux discours anti-médias fortement toxiques”, explique l’organisme.

Reporter Sans Frontières a publié un atlas du classement des pays par degré de liberté de la presse, réelle à absente. Si la Norvège, la Suède et la Finlande occupent les 3 premières places des pays où les médias peuvent s’exprimer librement, de nombreux pays ont fait marche arrière. Sans aucune surprise, la Libye, le Soudan, l’Egypte, l’Arabie Saoudite, l’Iran, la Chine et bien sûr la Corée du Nord font partie des mauvais élèves.

Des outils pour agir
Afin d’agir pour la liberté de la presse, l’Unesco propose plusieurs outils dont un kit de presse regroupant les éléments et messages-clés et des dessins militant en faveur de la liberté d’expression.