Facebook en guerre contre les pièges à clics

BenjaminWalewski le vendredi 5 août 2016 à 15:13:14

Facebook en guerre contre les pièges à clics

Le réseau social veut faire disparaître les articles mensongers incitant au clic de son fil d'actualité.

(CCM) — Qui n'a jamais vu passer dans son flux Facebook un article au titre racoleur finissant par "La douzième photo va vous étonner" ou "Vous n'allez pas en croire vos yeux" ? Et surtout qui n'a jamais cliqué ? Pourtant le réseau social n'aime guère ce genre de contenus, et à tendance à considérer la plupart de ces articles comme du spam déguisé. En 2014, Facebook avait déjà tenté de réduire ce type de contenus, par exemple en pénalisant les liens avec beaucoup de clics mais peu de commentaires, mais l'opération n'avait pas été un franc succès. Cette fois-ci, la méthode adoptée est un peu plus radicale.

Tout d'abord, les équipes de Facebook ont commencé par analyser des centaines d'articles pièges à clics pour en tirer deux grandes catégories : les articles avec un titre faisant appel à la curiosité et les articles avec des titres induisant en erreur. S'il identifie un article comme étant suspect, Facebook pourra en minimiser la portée et même limiter directement la portée de tous les contenus de l'éditeur.

Pour répondre aux angoisses des médias, un responsable Facebook interrogé par Techcrunch (lien en anglais) se veut rassurant : "Si vous postez cinquante fois par jour et qu'un seul article est un piège à clics, cela ne devrait pas avoir d’effet sur vous. Si vous êtes un spammeur postant du clickbait toute la journée, cela aura beaucoup d'effet sur vous".

En somme, les sites avec des contenus de qualité ne devraient pas être touchés, mais les "fermes à clics" appâtant les utilisateurs vers des pages pleines de publicités souffriraient beaucoup plus. Cependant, Facebook s'est bien gardé de dévoiler la façon précise dont l'algorithme fera le calcul. Et si le réseau social a annoncé mettre en place les changements à partir de cette semaine, ils n'ont pas indiqué quand le système serait entièrement opérationnel. Les pièges à clics ont donc encore quelques beaux jours devant eux.

Photo : © Alexey Boldin - Shutterstock.com.


Ajouter un commentaire

Commentaires

Ajouter un commentaire