
(Paris - Relax news) - A un mois du Sommet de Copenhague sur le climat, force est de constater que les ambitions politiques de Nicolas Sarkozy, Barack Obama et José Luis Zapatero laissent à désirer. Greenpeace s'est amusé à noter les dirigeants qui participeront à cette réunion le 7 décembre prochain et ces trois "leaders" repartent avec les pires notes, respectivement 3,7/10, 0,8 et 2,8.
Le chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, obtient un médiocre 3,7/10 et est critiqué par l'ONG environnementale pour ses "beaux discours". Greenpeace lui reproche notamment de ne pas avoir chiffré concrètement l'aide apportée aux pays en voie de développement pour stopper le réchauffement climatique et son "obsession du nucléaire". L'association critique sa position sur la déforestation. Le Président de la République souhaite la réduire de 50% d'ici 2020 "alors qu'elle devrait avoir stoppé à cette date", rappelle Greenpeace.
Bonnet d'âne pour Obama avec un ridicule 0,8/10. Décrit comme le "digne héritier de George W.Bush", il manque d'ambition, selon Greenpeace. "La future législation américaine sur le changement climatique ne prévoit aucun objectif ambitieux", souligne l'ONG.
Le Premier ministre espagnol s'affiche, lui, comme le pire leader européen sur la question du réchauffement climatique. José Luis Zapatero est montré du doigt pour ne pas avoir rempli les dispositions liées au protocole de Kyoto et pour n'avoir pas pris position sur la déforestation. Greenpeace souligne l'ambivalence du dirigeant espagnol qui, dans le même temps, subventionne les énergies renouvelables et l'industrie charbonnière.
A l'inverse, Greenpeace adresse ses félicitations à Apisai Ielemia des îles Tuvalu, dans le Pacifique, qui repart avec un 8,7/10. Cette bonne note est aidée par la petite superficie de l'île, 26 km², tempère l'association.
Et contre toute attente, la Chine décroche la 2ème place. Hu Jin Tao obtient un honorable 5,9/10 pour ses efforts. Greenpeace explique que "les pays en développement font nettement plus d'efforts pour tenter de résoudre cette crise, tandis que les pays industrialisés semblent passer plus de temps à expliquer qu'on a peu de chances d'obtenir un bon accord que de travailler en ce sens".
Le classement complet de Greenpeace est disponible sur le site Web de l'association, Greenpeace.fr, sous la forme d'un jeu de fléchettes interactif.
Site :
www.greenpeace.fr